Stade national, RER,... En Belgique, les grands chantiers sont-ils impossibles ?

Ce sont des projets mammouths qui peinent à voir le jour, des vestiges du passé en souffrance ou des plans à l'efficacité relative. Du stade national au RER en passant par le palais de justice de Bruxelles ou les centrales nucléaires, une même question se pose : y a-t-il encore une ambition belge ?

C'était il y a près de trente ans. A la charnière des années 1980 - 1990, à l'heure où le gouffre budgétaire national donnait le tournis à tous les contribuables belges. Et alors que le gouvernement Martens-Gol lançait la vague des cures d'austérité. Jean-Claude Defossé, journaliste à la RTBF, pointait les dysfonctionnements de notre pays et dénonçait les incuries de nos pouvoirs publics. Déjà... Son Journal des grands travaux inutiles (GTI), au ton mordant, partait à la recherche des chantiers laissés en friche, inachevés, de stations de métro abandonnées en hôpitaux vides. Un carton d'audience. Et une interpellation vigoureuse d'un monde politique accusé, concrètement, de gaspillages à répétition. " Son émission a fait prendre conscience à l'administration qu'il fallait tout mettre en oeuvre pour essayer d'éviter les GTI ", commentait alors, philosophe, le ministre bruxellois des Travaux publics, Jean-Louis Thys (PSC). Message pas forcément reçu.
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