Soudanais torturés - Gérard Deprez s'excuse auprès de Charles Michel mais ne retire pas ses propos

09/01/18 à 16:55 - Mise à jour à 16:57

Source: Belga

(Belga) Le député européen Gérard Deprez s'est excusé lundi auprès du Premier ministre, Charles Michel, pour les conséquences qu'ont eues ses propos concernant le rapatriement de Soudanais... mais ne les retire pas, a-t-il précisé à l'Agence Belga.

Interrogé après la Noël dans l'Echo, le président du MCC avait expliqué qu'avec l'affaire du Soudan, on était "parvenu aux limites de ce qui est déontologiquement supportable". "On ne peut pas le dire autrement que comme ceci: renvoyer des gens vers le Soudan, c'est inacceptable", avait-il ajouté. Et d'épingler le discours du secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, Theo Francken (N-VA) qui ne refléterait pas la politique menée par le gouvernement s'inscrivant dans la continuité du gouvernement antérieur, ce dont témoigne le nombre de protections accordées depuis le début de la législature. Les explications du secrétaire d'Etat sur les suspensions des rapatriements vers le Soudan - qualifiées de mensonges par l'opposition et d'incomplètes par le MR - étaient également dans le viseur de M. Deprez: il n'a pas dit la vérité, soulignait-il. Les déclarations du député n'ont pas manqué d'être invoquées par les détracteurs de la politique migratoire du gouvernement. Lundi, lors du Conseil du MR, M. Deprez a spontanément présenté ses excuses et évoqué une "erreur d'appréciation", ont indiqué plusieurs sources. "J'ai présenté mes excuses. L'utilisation qui a été faite de mes propos par certains acteurs politiques a causé préjudice au Premier ministre en tant que Premier ministre et en tant que personne", a-t-il expliqué à l'Agence Belga. Le vice-président du MR ne renie pourtant pas son analyse, soulignant au passage qu'il n'a jamais réclamé la démission de M. Francken mais jugé que son comportement était à la limite de ce qui était "déontologiquement" acceptable. A propos des rapatriements vers le Soudan, M. Deprez attend de voir les résultats de l'enquête confiée au commissariat général aux réfugiés et aux apatrides (CGRA). "L'avenir nous dira si ma position est plus fondée que celle du gouvernement", a-t-il ajouté. (Belga)

Nos partenaires