Soudanais rapatriés - L'enquête ne vise pas à disculper ou à condamner Francken

07/01/18 à 22:12 - Mise à jour à 22:13

Source: Belga

(Belga) L'enquête demandée par le gouvernement fédéral au Commissariat Général aux Réfugiés et Apatrides (CGRA) ne vise pas à disculper le secrétaire d'Etat à l'Asile, Theo Francken, d'une éventuelle responsabilité dans le sort réservé à des Soudanais après leur rapatriement ou au contraire à le condamner, indiquait-on dimanche soir de source gouvernementale.

En ordonnant cette enquête, le gouvernement veut tirer les leçons de la façon dont des rapatriements ont été mis en oeuvre et l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, qui prohibe les traitements inhumains et dégradants, est pris en compte. Les résultats engageront l'ensemble du gouvernement puisque le secrétaire d'Etat met en oeuvre la politique décidée par le gouvernement, en connaissance de cause de tous ses membres, précisait-on. La crise soudanaise s'apparente à la "polémique hebdomadaire" de la majorité suédoise. Le président de la N-VA, Bart De Wever, a pourtant jeté dimanche soir un pavé dans la mare en menaçant de faire tomber le gouvernement si M. Francken devait démissionner, sorte de réponse du berger à la bergère après les insinuations et ambiguïtés des derniers jours. Jusqu'à présent, aucun président de parti ou vice-premier ministre n'a réclamé cette démission. Le président du CD&V, Wouter Beke, a toutefois comparé la situation du secrétaire d'Etat à celle des Premier ministre et ministre de la Justice Yves Leterme et Jo Vandeurzen qui avaient préféré démissionner parce que leur responsabilité était mise en cause dans le dossier Fortis. Le député européen Ivo Belet s'est en revanche montré plus affirmatif: la crédibilité de M. Francken est atteinte, il doit donc démissionner. L'Open Vld a aussi mis en avant le sens personnel des responsabilités du secrétaire d'Etat. A l'instar de M. Beke, la présidente Gwendolyn Rutten attend les résultats de l'enquête avant de se prononcer... Une enquête à propos de laquelle M. De Wever s'est montré très clair: quelles que soient les conclusions, il ne laissera pas tomber son secrétaire d'Etat. (Belga)

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