Soudan du Sud: Nairobi accuse l'ONU d'avoir cédé à la pression en limogeant son général

04/11/16 à 03:29 - Mise à jour à 03:31

Source: Belga

(Belga) Le Kenya a accusé jeudi l'ONU d'avoir cédé aux pressions de certains pays visant à rejeter la responsabilité des lacunes des Casques bleus au Soudan du Sud sur leur commandant kényan.

Soudan du Sud: Nairobi accuse l'ONU d'avoir cédé à la pression en limogeant son général

Soudan du Sud: Nairobi accuse l'ONU d'avoir cédé à la pression en limogeant son général © BELGA

A la suite d'une enquête interne, le commandant kényan de la mission onusienne au Soudan du Sud (Minuss) a été limogé pour sanctionner l'inaction des Casques bleus lors des violences de juillet à Juba. En réaction, Nairobi a annoncé son retrait de la Minuss, où opéraient un millier de soldats kényans. Le Département d'Etat américain a souhaité que le Kenya revienne sur sa décision. Son porte-parole adjoint Mark Toner a souligné le rôle "précieux" des soldats kényans dans les opérations de maintien de la paix et exprimé l'espoir "qu'ils continueront à jouer un rôle". L'enquête de l'ONU a été suscitée et orientée par "certains membres présents et futurs du Conseil de sécurité" et l'ONU l'a menée avec un "a priori" conduisant à choisir comme "bouc émissaire" le général Johnson Ondieki, a affirmé jeudi l'ambassadeur kényan à l'ONU Macharia Kamau. Il a estimé qu'il s'agissait en fait d"un "échec global". La responsabilité devrait donc être "collective", a-t-il jugé, et s'étendre à la fois au commandement conjoint des unités de Casques bleus sur place et à la direction du département de maintien de la paix, au siège de l'ONU à New York, au lieu de "rendre responsable un seul individu". Le Kenya a tenté en vain de faire revenir le secrétaire général Ban Ki-moon sur sa décision, arguant du fait que le général Ondieki n'avait pris son poste que trois semaines avant les violences de juillet à Juba. Le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric a défendu la décision de M. Ban, soulignant "qu'elle ne visait pas le Kenya" --dont la contribution au maintien de la paix est "appréciée", a-t-il dit-- mais seulement "le commandant de la force" de l'ONU. (Belga)

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