Soudan du Sud: au moins 40 morts et 10.000 déplacés dans de nouveaux combats

28/06/16 à 16:12 - Mise à jour à 16:12

Source: Belga

(Belga) Plus de 40 personnes ont été tuées dans des combats ces derniers jours dans l'ouest du Soudan du Sud, a annoncé mardi le gouvernement, alors que les humanitaires dénoncent les conditions sanitaires "critiques" de plus de 10.000 personnes ayant fui les combats.

Soudan du Sud: au moins 40 morts et 10.000 déplacés dans de nouveaux combats

Soudan du Sud: au moins 40 morts et 10.000 déplacés dans de nouveaux combats © BELGA

Après quatre jours de combats provoqués, selon un porte-parole de l'armée, "par des éléments opposés à la paix et soutenus par des combattants tribaux", le calme semblait de retour mardi dans les rues de Wau, ville située à environ 650 kilomètres au nord-ouest de la capitale Juba. D'après le ministre sud-soudanais de l'Information, Michael Makuei, au moins 39 civils et 4 policiers ont été tués depuis vendredi. "Ce sont les corps qui ont été retrouvés jusqu'à présent, mais le nettoyage continue", a déclaré le ministre. "Le bilan va probablement s'alourdir". Dans le cadre d'un accord de paix visant à mettre un terme à la guerre civile ayant éclaté en décembre 2013, le chef rebelle sud-soudanais Riek Machar est rentré à Juba en avril pour devenir vice-président d'un gouvernement d'unité nationale formé avec le président Salva Kiir. Les combats continuent toutefois en divers endroits du pays entre des milices aux intérêts souvent locaux et ne s'estimant pas concernées par l'accord de paix. A Wau, les Casques bleus de la mission de l'ONU au Soudan du Sud (Unmiss) ont ouvert les portes de leur base à plus de 10.000 civils fuyant les combats de ces derniers jours. En tout, plus de 160.000 civils sont actuellement établis dans des camps de l'ONU à travers le pays, contre environ 200.000 au plus fort de la dernière guerre civile, qui a fait des dizaines de milliers de morts (le bilan exact reste inconnu) et plus de 2,3 millions de déplacés. L'ancien président du Botswana, Festus Mogae, qui préside la Commission de surveillance et d'évaluation (JMEC) de l'accord de paix signé le 26 août 2015, avait affirmé la semaine dernière que les progrès espérés "ne s'étaient pas matérialisés" et que "si les parties ont bougé l'une par rapport à l'autre, c'est uniquement pour s'éloigner". (Belga)

Nos partenaires