Sommet de l'OTAN : la Belgique reste un partenaire "fiable" et "crédible", assure Charles Michel

08/07/16 à 12:29 - Mise à jour à 12:29

Source: Belga

Le Premier ministre belge Charles Michel a défendu vendredi la place de la Belgique comme partenaire "fiable" et "crédible" au sein de l'Otan en dépit du faible niveau de ses dépenses militaires, en invoquant l'"inversion de la courbe" décidée par son gouvernement lorsqu'il a approuvé la semaine dernière une "vision stratégique" pour la Défense à l'horizon 2030.

Sommet de l'OTAN : la Belgique reste un partenaire "fiable" et "crédible", assure Charles Michel

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"Les premiers contacts que j'ai eus de manière informelle sur le plan international ces derniers jours vont dans le bon sens", a-t-il affirmé à la presse à son arrivée à Varsovie peu avant l'ouverture d'un important sommet de l'Otan, durant lequel les dépenses de défense des alliés seront passés au crible, deux ans après qu'ils eurent pris l'engagement d'augmenter leurs budgets militaires lors d'un précédent sommet au Pays de Galles.

"On ressent bien qu'il y a une volonté de mon gouvernement qui est sincère, solide et crédible d'inverser la courbe" des dépenses militaires et de "stopper vingt années d'économies dans le département de la Défense" avant d'ensuite recommencer une "logique de croissance", a ajouté M. Michel.

Ce qui se traduira par une hausse du budget de la Défense à terme et par des achats militaires pour 9,2 milliards d'euros au cours des quinze prochaines années.

Le Premier ministre a aussi insisté sur la présence militaire belge dans plusieurs opérations internationales, comme en Irak - où des chasseurs-bombardiers F-16 ont repris leur place dans la campagne aérienne contre le groupe djihadiste Etat islamique (EI) depuis la Jordanie et où des instructeurs belges participent à la formation des forces armées irakiennes - et en Afghanistan.

Il a indiqué que la Belgique participerait aussi avec ses partenaires du Benelux et l'Allemagne au renforcement de la présence militaire alliée - quatre "robustes" bataillons multinationaux - à déployer dans les pays baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie) ainsi qu'en Pologne, que les chefs d'Etat et de gouvernement doivent approuver à Varsovie pour faire face à l'attitude agressive de la Russie.

"L'unité de l'Otan" est importante, a ajouté le chef du gouvernement fédéral, faisant sienne la doctrine d'une défense crédible face à la Russie tout en favorisant le dialogue politique avec Moscou. "Je plaide pour un dialogue politique, mais je suis convaincu qu'une défense forte est la meilleure manière de renforcer notre dialogue avec la Russie", a-t-il dit, tout en soulignant que l'Otan devait aussi s'armer face à des menaces comme le terrorisme et les cyber-atfaques.

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