Sommet capital entre Di Rupo et De Wever

20/09/10 à 07:25 - Mise à jour à 07:25

Source: Le Vif

Elio Di Rupo et Bart De Wever, présidents du PS et de la N-VA, se voient aujourd'hui avec les deux médiateurs royaux, et examineront la suite à donner au processus de négociations. En filigrane, la N-VA est pointée du doigt pour ses blocages continuels.

Sommet capital entre Di Rupo et De Wever

© Belga

La consigne de discrétion semblait être passée dans les différents partis dimanche, à la veille de la réunion entre les présidents du PS et de la N-VA, Bart De Wever et Elio Di Rupo, sous l'égide des deux médiateurs royaux. Au cours de cette rencontre, les deux vainqueurs du scrutin du 13 juin examineront "s'il est possible de passer à une nouvelle phase de négociation", selon les termes du communiqué diffusé par les médiateurs mercredi soir.

Dimanche, sur le plateau des débats télévisés, le PS a évoqué par la voix de Paul Magnette le problème de confiance qui se posait avec la N-VA, encline à ne pas respecter la parole donnée dès qu'un accord était en vue. Selon lui, la N-VA doit dire maintenant si elle est prête ou non à avancer, les partis francophones s'étant montrés à chaque fois conciliants jusqu'à présent.

Dans les rangs de certains partis francophones, l'on insistait d'ailleurs sur l'isolement des nationalistes flamands, face aux trois autres partis du nord impliqués dans les discussions. Vendredi, le président ad interim du CD&V, Wouter Beke, qui avait suivi jusqu'à présent la N-VA, a estimé que les négociations pouvaient reprendre. Selon lui, en acceptant de lier le refinancement de Bruxelles à la discussion globale sur la loi de financement, les francophones ont répondu aux préoccupations flamandes.

Dimanche, toujours sur les plateaux de télévision, l'un des fondateurs de la N-VA, Eric Defoort, a réinsisté sur la responsabilisation financière des entités fédérées que réclamait son parti. S'il n'obtient pas l'assurance des partis francophones qu'ils sont prêts à s'engager dans cette voie, il y a peu de chances que les discussions reprennent, a-t-il ajouté.

LeVif.be, avec Belga

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