SNCB : le MR dénonce une grève "injustifiable"; les syndicats fustigent de la "désinformation"

26/05/16 à 13:37 - Mise à jour à 13:37

Source: Belga

Le président du MR, Olivier Chastel, a dénoncé jeudi la grève du personnel de la SNCB qu'il juge "injustifiable". Il appelle les dirigeants syndicaux à reprendre le contrôle de leurs troupes et à respecter les accords sociaux qui prévoient le respect de délais de préavis avant d'entamer des actions.

SNCB : le MR dénonce une grève "injustifiable"; les syndicats fustigent de la "désinformation"

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"Cette grève sauvage empêche les étudiants de rejoindre leurs écoles en pleine période d'examens. Elle empêche les navetteurs de se rendre au travail. Elle nuit à nouveau à l'image de notre pays, et singulièrement à sa partie francophone", déclare le président des libéraux francophones dans un communiqué. M. Chastel ajoute que "les cheminots ne doivent pas espérer la compréhension des usagers de la SNCB tant les raisons de cette grève sont injustifiables".

La SNCB doit améliorer sa productivité pour faire face à la concurrence des autres opérateurs ferroviaires dans le cadre de la libéralisation du rail, souligne-t-il. Le président du MR décrit dans son communiqué la mesure qui embrase les chemins de fer belges. D'après ses explications, les travailleurs prestant 38 heures par semaine au lieu des 36 prévues accumulent ces heures supplémentaires sous forme de jours de crédit, et ils accumulent ces deux heures même s'ils sont en congé durant une semaine. "Cette anomalie devait bien sûr être corrigée", ajoute-t-il. La réforme, issue de la concertation sociale, prévoit que les heures ne sont pas accumulées lors des semaines non prestées, précise-t-il. "C'est de la désinformation", s'est exclamé le secrétaire permanent de la CGSP, Philippe Dubois.

Quand les 36 heures par semaine ont été négociées, elles se sont accompagnées d'une perte de salaire que compensent un forfait de 13 jours de crédit et des engagements de personnel qui, d'après le responsable syndical, n'ont jamais eu lieu. "On cherche à nous discréditer alors que les travailleurs se sentent de plus en plus mal, sont fatigués parce qu'il y a de moins en moins de personnel et qu'ils sont de plus en plus sous pression", a commenté M. Dubois. (

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