SNCB: accord social pour éviter les grèves sauvages

29/03/13 à 07:40 - Mise à jour à 07:40

Source: Le Vif

La direction et les syndicats du groupe SNCB ont finalisé un accord social pour éviter les grèves sauvages, indique vendredi le quotidien L'Echo. Selon les informations dont dispose le journal, l'accord social sur de nouvelles procédures en matière de grèves sauvages a été finalisé mercredi par la direction des trois sociétés et les syndicats reconnus.

SNCB: accord social pour éviter les grèves sauvages

© Belga

Le texte prévoit une procédure de sonnette d'alarme dès que les syndicats estiment qu'il y a un problème. Une fois tirée, la direction a trois jours pour réagir et si rien n'est fait, les syndicats peuvent alors déposer un préavis de grève. Le texte réduit la durée minimum de ce préavis de 10 à 8 jours.

Le texte rend également obligatoire la convocation d'un bureau de conciliation une fois le préavis déposé pour donner toutes les chances au dialogue et, si la conciliation échoue, demande aux syndicats de confirmer leur action en donnant tous les détails et de prévenir les navetteurs de leur action 48 heures à l'avance.

Si par contre il y a des signes encourageants de règlement du conflit dans le cadre de la conciliation, les syndicats doivent suspendre le préavis de grève ou le postposer pour donner une chance au dialogue.

En cas de conflit grave, la Commission paritaire nationale (CPN) peut faire appel à un médiateur externe.

Une source syndicale a confié au quotidien qu'il s'agit ici "d'un bon accord, car il implique toutes les lignes hiérarchiques du groupe. Nous pouvons intervenir, à tous les niveaux de la hiérarchie, pour attirer l'attention des directeurs sur un conflit".

L'an dernier, le groupe SNCB a subi 10 grèves sauvages.

Jean-Pascal Labille se réjouit de l'accord conclu

"L'accord social intervenu entre la direction du Groupe SNCB et les représentants des travailleurs s'inscrit dans la volonté de préserver les droits des travailleurs tout autant que les services rendus aux voyageurs", s'est félicité vendredi Jean-Pascal Labille, le ministre en charge des Entreprises publiques.

Selon L'Echo, direction de la SNCB et représentants des cheminots ont finalisé, mercredi, un accord social portant sur de nouvelles procédures en matière de grèves sauvages. Le texte prévoit notamment une procédure de sonnette d'alarme dès que les syndicats estiment qu'il y a un problème. La direction dispose alors de trois jours pour réagir et si rien n'est fait, les syndicats peuvent déposer un préavis de grève dont la durée minimum passe de 10 à 8 jours.

"Plus que jamais en temps de crise, la concertation sociale doit être promue au rang des priorités tant des syndicats que du patronat", poursuit le ministre qui rappelle que les partenaires sociaux devaient aboutir à un accord sur cette question avant le 31 mars, faute de quoi "l'initiative serait revenue au gouvernement".

Jean-Pascal Labille dit enfin "se réjouir du fait que cette intervention gouvernementale ne sera pas nécessaire dès lors que, dans les faits, la direction et les travailleurs sont les plus à même de définir ce dont ils ont besoin, ensemble, dans l'intérêt de chacune des parties et des usagers du rail belge".

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