Siegfried Bracke: "On peut très bien être francophone et flamingant à la fois"

25/04/14 à 14:17 - Mise à jour à 14:17

Source: Le Vif

Dans un débat culturel organisé par le quotidien De Standaard entre Siegfried Bracke (N-VA) et Bert Anciaux (SP.A), Bracke a déclaré que la langue n'a rien à voir avec l'identité. "On peut être francophone et flamingant à la fois".

Siegfried Bracke: "On peut très bien être francophone et flamingant à la fois"

© Belga

Siegfried Bracke s'est à nouveau fait remarquer en désavouant l'un des symboles typiques des nationalistes flamands. L'ancien journaliste de la VRT avait déjà traité le drapeau flamand de "chiffon" dans le magazine étudiant louvaniste Veto. Il avait aussi déclaré au Tijd que l'indépendance flamande "ne le faisait pas bander". Et il avait annoncé, sans en avoir discuté préalablement avec le parti, qu'il donnerait priorité au volet socio-économique.

Critiqué par le Mouvement flamand

Le Mouvement flamand avait peu apprécié ces propos, tout comme il fustige la dernière déclaration de Bracke. Dans un débat l'opposant à Bert Anciaux (actuellement au sp.a mais ancien membre de la Volksunie), Bracke estime qu'assimiler la langue à "un élément intrinsèque de l'identité" est un anachronisme. "La langue n'a rien à voir avec l'identité. On peut très bien être francophone et flamingant en même temps".

Peter De Roover, président d'honneur du Mouvement flamand et candidat pour la N-VA, n'adhère pas aux propos de Bracke. Pour lui, la langue est "un élément important de l'identité". "Avec la N-VA, nous soulignons également l'importance d'une langue publique commune pour former une communauté avec lesdits nouveaux Flamands. La langue est un instrument politique".

Cependant, De Roover n'y voit pas de problème lié à la politique du parti: "Siegfried ne conteste pas l'importance de la langue comme élément fédérateur. C'est plutôt un désaccord philosophique. Mais on peut dire effectivement que Siegfried ne se spécialise pas dans les propos qui font plaisir aux sympathisants flamands".

Pieter Bauwens, le rédacteur en chef du magazine flamingant en ligne Doorbraak, se montre plus virulent dans De Standaard : "Apparemment, Bracke veut désavouer nos symboles les uns après les autres. Je ne sais pas pourquoi".

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