Siegfried Bracke : en 2007, on aurait "crié de joie" avec cette note

11/01/11 à 17:08 - Mise à jour à 17:08

Source: Le Vif

Si la note du conciliateur royal Johan Vande Lanotte avait été mise sur la table des négociateurs de l'orange bleue en 2007, la N-VA l'aurait immédiatement acceptée, affirme le député Siegfried Bracke (N-VA) dans un entretien à paraître mercredi dans l'hebdomadaire flamand Knack.

Siegfried Bracke : en 2007, on aurait "crié de joie" avec cette note

© Frédéric Pauwels

"Nous étions à cette époque toujours en cartel avec le CD&V, mais nous aurions signé, immédiatement", assure Siegfried Bracke, ex-journaliste politique à la VRT qui a rejoint les rangs de la N-VA en mai 2010, dans les lignes du Knack .

La N-VA a refusé jeudi de reprendre immédiatement des négociations à sept sur base de la note présentée par Johan Vande Lanotte.

Pourtant, ce dernier a "travaillé dur, avec le talent qui est le sien", et "nous ne pouvons même pas dire qu'il n'a rien mis sur la table", commente Siegfried Bracke. "Si cette note avait été présentée en 2007, on serait descendu en rue en poussant des cris de joie", selon lui.

Si ce n'est plus le cas aujourd'hui, c'est que "le monde a changé". "Un déclic a eu lieu, conséquence d'une fermeté trop tranquille", commente-t-il, se référant au mot d'ordre du gouvernement Van Rompuy. "L'idée du compromis pour le compromis, c'est du passé", tranche-t-il.

La note Vande Lanotte rend la structure du pays trop complexe, selon Siegfried Bracke. La responsabilisation des entités fédérées ne va pas assez loin et la Flandre en sortirait appauvrie, dit-il. A ses yeux, seuls le sp.a, Ecolo et Groen! ont dit "oui" à Johan Vande Lanotte.

Le Vif.be, avec Belga

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