"Si on ne signe pas avec le Canada, avec qui d'autre signera-t-on"

13/10/16 à 18:09 - Mise à jour à 18:11

Source: Belga

(Belga) Le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, a mis jeudi en garde les gouvernements fédérés qui refuseraient la signature du traité de libre-échange avec le Canada, appelé CETA. Il attend de voir quelle sera l'attitude des ministres des entités fédérées lors d'une réunion prévue lundi, a-t-il indiqué jeudi à la Chambre, soulignant au passage qu'il revenait aux exécutifs de signer et non aux parlements.

"Si on ne signe pas avec le Canada, avec qui d'autre signera-t-on"

"Si on ne signe pas avec le Canada, avec qui d'autre signera-t-on" © BELGA

Le chef de la diplomatie redoute que la Belgique ne se place "dans une situation d'isolement complet en Europe". "Si on ne signe pas avec le Canada, avec qui d'autre sera-t-il encore possible de signer? " a demandé M. Reynders, alors que le Canada est dans le monde l'un des pays dont les normes sont les plus proches des normes belges. En 2009 et 2011, le gouvernement fédéral, auquel participaient le PS et le cdH, a approuvé les mandats de négociations du CETA. Selon M. Reynders, le résultat des pourparlers va encore plus loin que ce qui était prévu à l'époque. "Le CETA, c'est la meilleure garantie de ne plus avoir un mauvais accord. Le CETA, c'est la meilleure garantie de ne pas avoir un mauvais TTIP (accord en négociation avec les Etats-Unis, ndlr)", a-t-il affirmé. Le ministre libéral se dit d'autant plus étonné de l'attitude des entités francophones à l'égard du CETA qu'il est soutenu en Europe par des gouvernements dont font partie des chrétiens-démocrates et des socialistes. A l'instar d'Ecolo et soutenu par les socialistes flamands, le PS a rappelé son hostilité au CETA et ses craintes pour les normes sociales et environnementales en vigueur en Belgique, ou la capacité qu'auront les PME à se défendre face aux PME d'outre-Atlantique. "Une fois que le contrat sera signé, ce sera trop tard", a averti Gwenaëlle Grovonius. L'ambiance était tendue à la Chambre entre le PS et le MR. Dans la majorité, l'Open Vld et le CD&V ont condamné l'attitude des entités francophones. "Après le sabotage de l'alliance entre Bpost et Post NL, les socialistes optent pour le pourrissement et le sabotage de notre économie", a accusé Tim Vandeput (Open Vld). (Belga)

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