Séisme au Moyen-Orient - Au moins 61 morts côté iranien, et des centaines de blessés

13/11/17 à 00:51 - Mise à jour à 00:52

Source: Belga

(Belga) Le séisme de magnitude 7,3 sur l'échelle de Richter, survenu dimanche soir à la frontière entre l'Irak et l'Iran, ainsi que les secousses secondaires qui ont suivi, ont fait au moins 61 morts côté iranien, selon l'agence Isna. Celle-ci parle d'un bilan qui "a augmenté, dans une seule ville, à 61 morts", alors que "plus de 300 personnes" sont blessées.

Peu de temps auparavant, le gouverneur adjoint de la province de Kermanshah, dans l'ouest de l'Iran, avait annoncé à la télévision d'Etat qu'un décompte provisoire faisait état de "30 morts dans différentes villes". Il avait toutefois laissé entendre que ce bilan était appelé à gonfler. Le principal séisme, de magnitude 7,3, s'est manifesté à 18h18 GMT (19h18 en Belgique), son épicentre étant localisé par l'institut américain USGS à 23,2 km de profondeur dans la province du Kermanshah, en Iran, mais à quelques kilomètres seulement de la frontière avec les provinces irakiennes d'As-Sulaymâniya (Souleimaniyeh) et de Diyâlâ. Dans les heures suivantes, d'autres secousses ont été rapportées, de moindre magnitude, de part et d'autre de la frontière, selon l'USGS. En Irak, des responsables locaux évoquent six morts dans la province de Souleimaniyeh, dans le Kurdistan irakien, rapporte l'AFP. Des personnes sont sorties dans les rues au moment de la secousse et des dégâts matériels ont été signalés, selon un correspondant de l'agence. En Irak, à Darbandakhan, et en Iran dans la province d'Ilam frontalière de l'Irak, les autorités ont appelé les habitants à dormir à l'extérieur des maisons et parfois à se déplacer par précaution. Certaines zones des deux pays sont privées d'électricité en raison du séisme. Selon le gouverneur de la ville de Qasr-e Chirin, dans la province de Kermanshah (Iran), dont les propos sont relayés par l'agence Irna, la coupure de courant "massive" rend d'ailleurs impossible toute estimation précise des dégâts pour le moment. Selon ce responsable, la panique a poussé les gens à sortir des habitations, alors que même les réseaux de téléphonie mobile sont perturbés. Des fissures ont été observées dans des bâtiments résidentiels, et un certain nombre de maisons se sont effondrées, a-t-il indiqué à l'Irna. La secousse a été ressentie jusque dans le sud-est de la Turquie. (Belga)

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