Sécurité sociale : "Ne rien faire, c'est la garantie que nos enfants vivront moins bien que nous!"

14/01/17 à 15:18 - Mise à jour à 15:18

Source: Belga

En pleine polémique avec le PS, le Premier ministre Charles Michel a à nouveau défendu samedi midi à Bierges, lors de la présentation des voeux du MR pour 2017, la nécessité de réformer la sécurité sociale face à l'allongement de la vie.

Sécurité sociale : "Ne rien faire, c'est la garantie que nos enfants vivront moins bien que nous!"

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"Ne rien faire, choisir l'immobilisme, c'est reculer, c'est régreser, c'est la garantie que nos enfants et petits-enfants vivront moins bien que nous!", a martelé M. Michel sans citer toutefois directement les récentes attaques du PS sur ce sujet, dignes de la "démagogie des discours d'extrême droite", dit-il samedi dans les pages du groupe SudPresse.

Devant quelque 500 mandataires et militants réformateurs du Brabant wallon, Charles Michel a surtout mis en avant le travail effectué par son gouvernement en un peu plus de deux ans. "Il n'y a jamais eu autant de réformes structurelles en si peu de temps", a-t-il assuré.

Il s'est ainsi félicité de la création de 105.000 emplois supplémentaires, de la réduction du nombre de faillites, de la baisse des cotisations patronales, de la révision de la loi de 1996 sur la compétitivité, de la hausse des investissements et des exportations, etc.

"Mais il y a encore du pain sur planche", a-t-il ajouté, citant son idée de plan national d'investissements à l'horizon 2030, centré sur la transition énergétique, l'amélioration des infrastructures de transports et la digitalisation de l'économie. "Ne pas investir aujourd'hui, c'est s'appauvrir durablement", a-t-il averti.

Dans son intervention, Olivier Chastel, président du parti, a lui aussi loué l'action politique des réformateurs là où ils se trouvent.

Les critiques envers la majorité PS-cdH au pouvoir dans les entités fédérées du sud du pays se sont surtout concentrées sur l'enseignement, après les "nouveaux résultats alarmants" livrés par l'étude PISA en décembre dernier. "Aucune ministre de l'enseignement n'a semblé en prendre la mesure ces dix dernières années", a-t-il notamment déploré.

Il a aussi dit redouter que le Pacte pour un enseignement d'excellence lancé par le gouvernement de Rudy Demotte ne débouche que sur la "frustration et la désillusion" vu l'absence de moyens financiers prévus, selon lui, pour sa mise oeuvre.

Le président du MR a cependant tenu à rendre hommage au travail des enseignants, dont la "difficulté du métier" doit être reconnue dans le cadre des discussions sur la pénibilité des métiers dans le cadre de la réforme des pensions, a-t-il jugé.

Evoquant les "dérives éthiques" dans la sphère politique, "notamment au sein de notre propre formation (Kazakhgate, Publifin, ndlr)", le président des réformateurs a dit samedi vouloir travailler cette année sur la limitation des cumuls, au conditionnement des indemnités à une présence effective aux réunions, ainsi qu'à une "rationalisation des structures" publiques. "Nous devons être irréprochables et à la hauteur des attentes placées en nous", a-t-il ainsi plaidé.

Jean-Paul Wahl, président de la fédération brabançonne du MR, a lui dénoncé dans son intervention la marginalisation, à ses yeux, de la jeune province dans les politiques du gouvernement wallon en matière de logement public ou d'infrastructures. "J'en ai assez que le Brabant wallon soit pénalisé de la sorte par le gouvernement wallon".

Il s'est aussi dit fatigué de l'attitude du député-bourgmestre de Perwez, André Antoine, désigné en 2014 au perchoir de l'assemblée wallonne: "C'est le petit Donald Trump du Parlement wallon!", a-t-il conclu.

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