Sécheresse - L'élevage souffre du manque d'eau, les récoltes diffèrent selon les régions

19/07/17 à 14:40 - Mise à jour à 14:42

Source: Belga

(Belga) Le caractère exceptionnel de la sécheresse qui a sévi au printemps dernier a été reconnu mardi et une procédure de reconnaissance devant le Fonds des calamités agricoles wallon va ainsi être entamée. Les agriculteurs, mis à mal par le manque de pluie de ces derniers mois, s'en disent satisfaits. C'est surtout l'élevage qui souffre mais les récoltes sont aussi impactées. Les résultats sont toutefois très contrastés selon les régions.

Les prairies ont été fortement touchées par la sécheresse des derniers mois, souligne Philippe Duvivier, président de la Fédération des éleveurs et des agriculteurs (Fugea). Les animaux en pâturage manquent alors de nourriture et les éleveurs doivent déjà puiser dans les stocks qu'ils ont constitué pour passer l'hiver. La production végétale est également impactée. L'escourgeon "est apparemment de plutôt bonne qualité mais dans des quantités assez faibles", indique Yvan Hayez, secrétaire général de la Fédération wallonne de l'agriculture (FWA). Pour le froment "de l'échaudage, c'est-à-dire que les grains sont grillés sur pied et ne produisent donc rien, est déjà observé". Philippe Duvivier estime de son côté que l'année est plutôt convenable pour cette céréale. Du côté de la Société coopérative agricole de la Meuse (SCAM), qui gère 50 points de collecte en Wallonie, on évoquait la semaine dernière une bonne récolte de l'escourgeon, avec une bonne qualité des grains et un rendement à l'hectare assez hétérogène mais "bon à très bon." Mais "la sécheresse qu'on a connu ces trois derniers mois a quand même eu un impact sur la biomasse végétale à l'hectare", a souligné Jean Wart, expert en céréales à la SCAM. Le secrétaire général de la FWA n'a, pour sa part, pas encore reçu d'indication alarmante pour les pommes de terre, qui seront récoltées en septembre. Alors que le président de la Fugea constate qu'elles sont en retard et bourgeonnent, ce qui n'est pas bon pour la production. Les observations diffèrent également à propos du maïs, "pas vilain", selon M. Hayez. Philippe Duvivier indique lui qu'un plant de maïs sur deux n'est à la hauteur espérée. La chicorée, présente mais de manière minime, a également souffert. Des trous dans les parcelles de betterave sont constatés, "les mauvaises herbes ont ainsi pris la place (des plants) et l'agriculteur doit nettoyer ses terres à la main", signale M. Hayez. Les différences d'appréciation s'expliquent par des dommages variés selon les communes. Celles-ci n'ont en effet pas toutes été logées à la même enseigne en termes de pluviosité. (Belga)

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