Scission de BHV : frictions entre Wemmel et Joëlle Milquet

13/01/11 à 07:24 - Mise à jour à 07:24

Source: Le Vif

Les élus MR de Wemmel ont reçu comme "une gifle" le contenu d'une proposition attribuée mercredi par les quotidiens La Libre Belgique et De Morgen à la présidente du cdH Joëlle Milquet pour résoudre l'équation posée par la revendication flamande de scission de l'arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde, a affirmé mercredi le conseiller communal libéral Didier Noltincx.

Scission de BHV : frictions entre Wemmel et Joëlle Milquet

© Belga

La proposition aurait impliqué la fin des facilités linguistiques dans cette commune à facilités de la périphérie, mais son existence a été contestée par le cdH lequel a refusé de confirmer les "récits romancés" et "tout à fait sortis de leur contexte" relatifs à des discussions institutionnelles confidentielles d'il y a 6 mois.

Selon la Libre Belgique, à la mi-juillet, alors qu'Elio Di Rupo était préformateur, la présidente du cdH a proposé aux présidents du PS et de N-VA "un vrai deal" sur BHV dont trois sources ont confirmé le contenu. Il consistait à fusionner certaines communes à facilités de la périphérie bruxelloise (Crainhem et Wezembeek-Oppem d'un côté; Rhode-Saint-Genèse, Linkebeek et de Drogenbos, de l'autre) et d'ensuite transférer les deux nouvelles grosses entités à la Région bruxelloise.

Dans un deuxième temps, le nombre total de communes bruxelloises serait réduit de vingt et une à une quinzaine, Wemmel revenant complètement entre les mains de la Région flamande, dixit la Libre Belgique.

Au nom des élus MR de Wemmel, le conseiller libéral Didier Noltincx a dénoncé mercredi "cette véritable gifle de l'une des principales négociatrices francophones pour les Wemmelois, rappelant que le nombre de francophones à Wemmel ne cesse d'augmenter, représentant actuellement 70% des 15.000 habitants de la commune et disposant d'une majorité au conseil communal et que Wemmel gérait la plus grande école francophone de Flandre que le "plan Milquet" mènerait à la fermeture immédiate.

Le cdH a quant à lui refusé de "commenter et encore moins de confirmer les récits romancés et dès lors déformés et tout à fait sortis de leur contexte relatifs à des discussions institutionnelles confidentielles d'il y a 6 mois". Il est "absurde d'imaginer une seconde que le cdH se battant à fond pour la périphérie vienne remettre en cause lui-même les facilités", a ajouté le parti présidé par Joëlle Milquet.

Interrogé par Belga, l'échevin cdH de Wemmel Roger Mertens, également secrétaire d'arrondissement en charge de la périphérie, au sein du parti, a qualifié l'information de "digne d'un poisson d'avril", d'autant que les présidents de partis francophones ont signé en 2007 une charte les engageant à refuser toute demande visant à rompre les liens entre les francophones de Wallonie, de Bruxelles et de la périphérie et à rappeler le caractère non provisoire des facilités linguistiques.

"Ce serait donc suicidaire de la part de notre présidente d'amener ce genre de chose", a-t-il commenté, précisant qu'il participait à la réflexion interne sur le devenir des communes à facilités dans le cadre des discussions sur le dossier BHV et qu'un tel scénario n'avait jamais été évoqué dans ce contexte.

Le Vif.be, avec Belga

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