Sarkozy se refuse à considérer que le Premier ministre hongrois "n'est pas un démocrate"

12/10/16 à 15:29 - Mise à jour à 15:31

Source: Belga

(Belga) L'ancien président français et candidat à la primaire de la droite Nicolas Sarkozy se refuse à considérer que le Premier ministre hongrois Viktor Orban "n'est pas un démocrate", dans un entretien publié mercredi dans le journal espagnol El Mundo .

Sarkozy se refuse à considérer que le Premier ministre hongrois "n'est pas un démocrate"

Sarkozy se refuse à considérer que le Premier ministre hongrois "n'est pas un démocrate" © BELGA

M. Sarkozy déclare, à propos de l'usage des référendums: "Comment peut-on dire qu'Orban n'est pas un démocrate? Il fait un référendum, le référendum ne fait pas 50% de participation, il dit: 'bon, c'est un échec'". Cette interprétation de la réaction de Viktor Orban après l'échec de son referendum du 2 octobre sur les migrants est sujette à caution. En effet le Premier ministre hongrois avait considéré le résultat comme une victoire, soulignant le score écrasant du "non" parmi les votants. Il avait même dit envisager de modifier la constitution pour "refléter la volonté du peuple". "La Hongrie a décidé (...) de dire clairement, une fois pour toutes, ce que les Hongrois pensent des migrations de masse", avait-il déclaré devant le Parlement après le vote. Viktor Orban avait consulté le 2 octobre les Hongrois sur la répartition des migrants entre pays membres de l'Union européenne décidée par la commission européenne. Plus de 98% des votants s'étaient prononcés contre, mais le referendum avait été invalidé faute d'avoir atteint 50% de participation, l'opposition ayant appelé au boycott de la consultation. M. Orban, populiste de droite réélu en 2010 après avoir gouverné de 1998 à 2002, se voit reprocher d'avoir imposé son contrôle sur l'appareil judiciaire, la banque centrale et certains médias. L'Union européenne, qu'il dénonce régulièrement dans ses discours, s'est inquiétée de ses liens avec la Russie de Vladimir Poutine, ou encore de ses déclarations en 2015 selon lesquelles le rétablissement de la peine de mort, abolie dans l'UE, était "à l'ordre du jour" dans son pays. (Belga)

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