Santé: la réforme de Maggie De Block soutenue par une large majorité du monde médical

04/09/15 à 06:51 - Mise à jour à 06:51

Source: Belga

La majorité du secteur médical avalise, sur le principe, les projets de réforme du financement hospitalier présentés en avril dernier par la ministre de la Santé publique Maggie De Block.

Santé: la réforme de Maggie De Block soutenue par une large majorité du monde médical

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Plus de 80% des membres du secteur soutiennent notamment l'idée de calculer le financement en fonction de la complexité des soins, écrit vendredi le Journal du médecin après avoir interrogé près de 1.500 médecins généralistes, spécialistes et membres des directions d'hôpitaux.

En avril dernier, Maggie De Block présentait un plan en dix points pour le financement des hôpitaux et la réforme du secteur. Un programme qui était attendu puisque "plus de 40% des hôpitaux belges ne parviennent plus à garder la tête hors de l'eau financièrement", souligne le Journal du médecin.

Parmi les points forts présentés par Mme De Block, l'idée de calculer le financement en fonction de la complexité des soins et donc ne plus rémunérer uniquement à l'acte, remporte l'aval de 80% des médecins, mais aussi de 90% des directions hospitalières.

La volonté de transformer les hôpitaux en centres d'expertise médico-technique est également accueillie positivement par quatre répondants sur cinq.

Trois quarts des personnes interrogées "se disent favorables à la mise en place généralisée d'un ticket modérateur ou d'un montant facturé à tout patient qui se présente aux urgences". Le projet remporte cependant plus de succès auprès des médecins directement impliqués dans le systèmes de garde qu'auprès des cadres hospitaliers, les urgences représentant une bonne part des revenus d'un hôpital.

Les avis entre les deux catégories d'intervenants s'éloignent encore un peu plus quand il s'agit de juger l'idée de réduire le nombre de lits des établissements hospitaliers. Si 60% des généralistes et spécialistes ne pensent pas qu'il existe une suroffre de lits aigus en hôpitaux, "deux tiers des directeurs et des cadres hospitaliers sont d'avis qu'une réduction supplémentaire est envisageable", indique le bimensuel.

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