Sanctions votées aux USA: une menace pour la "normalisation" des relations, selon Moscou

26/07/17 à 10:15 - Mise à jour à 10:17

Source: Belga

(Belga) Les nouvelles sanctions contre la Russie adoptées par la chambre basse du Congrès des Etats-Unis menacent de "détruire les perspectives de normalisation" des relations avec Moscou, a dénoncé mercredi un haut diplomate russe.

"Ce qui se passe ne rentre pas dans le cadre du bon sens. Les auteurs et soutiens de ce projet de loi font un pas très sérieux en direction d'une destruction des perspectives de normalisation des relations avec la Russie", a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères Sergueï Riabkov, cité par l'agence publique TASS. "Nous n'allons pas céder à l'émotion", a-t-il cependant ajouté. "Nous allons oeuvrer à la recherche des moyens d'aller de l'avant, (...) et chercher les moyens de trouver des compromis sur les questions qui sont importantes pour la Russie comme, je pense, pour les Etats-Unis: la lutte contre le terrorisme, la prolifération des armes de destruction massive". La chambre basse du Congrès des Etats-Unis a adopté mardi à une quasi-unanimité de nouvelles sanctions contre la Russie, un projet qui provoque la colère à Moscou mais aussi en Europe, car il permettrait de sanctionner des entreprises européennes. La proposition de loi, qui doit encore être adoptée par le Sénat, vise à infliger des représailles à la Russie après une campagne présumée de désinformation et de piratage attribuée à Moscou durant l'élection présidentielle américaine de l'an dernier. L'annexion de la Crimée et des ingérences en Ukraine sont les autres motifs de punition avancés. Le texte prévoit aussi un mécanisme inédit qui déplaît à la Maison Blanche: les parlementaires vont s'arroger le droit de s'interposer si jamais Donald Trump décidait de suspendre des sanctions existantes contre la Russie. Si le texte passait le Sénat, Donald Trump pourrait mettre son veto. Mais il suffirait au Congrès de revoter à une majorité des deux tiers pour le surmonter, et il est d'usage que les présidents s'épargnent cette humiliation en apportant un soutien tardif à la législation. (Belga)

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