"Salah Abdeslam a affirmé que son frère s'était fait exploser"

27/11/15 à 13:37 - Mise à jour à 13:36

Source: Belga

Salah Abdeslam a affirmé à un homme qui l'a véhiculé dans Bruxelles le lendemain des attentats de Paris, le samedi 14 novembre dans l'après-midi, que son frère Brahim s'était fait exploser. Il n'a en revanche rien révélé sur sa propre implication dans les faits, a indiqué vendredi Me Olivier Martins, l'avocat d'Ali Oulkadi, le convoyeur de Salah.

"Salah Abdeslam a affirmé que son frère s'était fait exploser"

Salah Abdeslam © AFP

Ali Oulkadi comparaissait ce vendredi devant la chambre du conseil de Bruxelles en compagnie d'un autre homme, Abdeilah Chouaa. Le rôle de ce dernier n'est pas encore connu et son avocat n'a pas fait de déclaration.

Selon Me Martins, son client aurait été appelé samedi vers 13h00 pour aller chercher un ami à la station de métro Bockstael, à Laeken. "Il ignorait qu'il s'agissait de Salah et ne l'a pas reconnu de suite quand il est arrivé sur les lieux car il portait un bonnet.

Dans la voiture, Salah lui a raconté que son frère Brahim avait tué des gens à Paris et s'était fait explosé. Pour mon client, un ami d'enfance des deux frères, ce fut un choc. Il n'y comprenait rien et ne pouvait plus raisonner clairement", a indiqué Me Martins.

"Salah lui a demandé de l'amener à Schaerbeek et mon client s'est exécuté. Ils se sont arrêtés en cours de route dans un café."

Ali Oulkadi est soupçonné d'avoir aidé Salah Abdeslam, qui est toujours activement recherché, à prendre la fuite après les attentats. L'avocat insiste sur le fait que son client n'est d'aucune façon impliqué dans les préparatifs ou l'exécution des attentats de Paris. "Il était à Bruxelles durant la soirée de vendredi 13 novembre, n'a aucun antécédent judiciaire et n'est pas fiché comme musulman radicalisé.

Quand il a appris que Salah était recherché, il aurait dû se dénoncer et relater son histoire mais il a eu peur et a été mal conseillé à ce moment-là." Me Martins a demandé vendredi la remise en liberté de son client et la chambre du conseil se prononcera plus tard dans la journée à ce sujet.

La chambre du conseil se prononcera également au sujet d'Abdeilah Chouaa, le deuxième suspect qui comparaissait vendredi. Son avocat, Me Guylain Mafuta-Laman, ne souhaite pas faire de déclaration.

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