Rupture d'un barrage minier: le Brésil suspend l'accord avec les compagnies minières

02/07/16 à 04:50 - Mise à jour à 04:50

Source: Belga

(Belga) La justice brésilienne a suspendu vendredi l'accord signé par le gouvernement, la compagnie minière brésilienne Samarco et ses deux propriétaires, les groupes brésilien Vale et anglo-australien BHP Billiton, pour la réparation des dommages causés par la rupture d'un barrage de déchets miniers qui avait fait 19 morts fin 2015.

Rupture d'un barrage minier: le Brésil suspend l'accord avec les compagnies minières

Rupture d'un barrage minier: le Brésil suspend l'accord avec les compagnies minières © BELGA

A la demande du Parquet, l'homologation par le justice du document, faite en mai, a été suspendue par une haute cour, qui a estimé que l'instance qui l'a validé n'y était pas habilitée. Cet accord, annoncé en mars, détaillait un plan de réparation sur 15 ans de 24,1 milliards de réais (7,45 milliards de dollars au taux de change actuel) convenu avec Samarco et ses propriétaires, un montant jugé très insuffisant par la justice. Samarco et ses propriétaires, qui comptent faire appel de la suspension, ont fait part de leur intention de continuer malgré tout à respecter l'accord conclu en mars. La rupture du barrage le 5 novembre 2015 a été considérée comme "la plus grande catastrophe environnementale de l'histoire du Brésil" par la ministre de l'Environnement, Izabella Teixera. Ce barrage de déchets de minerai de fer a cédé près de la ville historique de Mariana, dans l'Etat de Minas Gerais, libérant une gigantesque coulée de boue qui a totalement submergé le village de Bento Rodrigues. La coulée s'est ensuite répandue jusqu'à l'océan Atlantique sur 650 kilomètres à travers le lit du Rio Doce. Sur son passage, elle a tué des milliers d'animaux, dévasté des zones de forêt tropicale protégées, et laissé 280.000 personnes sans eau. En mai, le ministère public brésilien a lancé une offensive judiciaire contre Vale et BHP Billiton, leur réclamant 155 milliards de réais, soit 48 milliards de dollars, afin de de réparer "intégralement" les dommages humains, économiques et environnementaux provoqués par la tragédie. (Belga)

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