Reynders taxe les propos de De Wever sur le prince Laurent de populisme

21/01/13 à 16:35 - Mise à jour à 16:35

Source: Le Vif

Le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, n'a trouvé aucune indication que le prince Laurent ait eu des contacts contraires à l'accord qu'il avait conclu avec le gouvernement.

Reynders taxe les propos de De Wever sur le prince Laurent de populisme

© Image globe

Depuis jeudi dernier, lorsque la presse a fait état de contacts entre le fils cadet du roi et des diplomates angolais, le chef de la diplomatie belge dit avoir pris ses renseignements auprès de l'ambassade de Belgique en Angola, de l'ambassade d'Angola à Bruxelles, des avocats du prince, et de sa fondation. Reynders s'est également entretenu à deux reprises avec Laurent.

Selon le vice-Premier, ces "vérifications" n'ont livré aucune indication de contrats ou de projets. "Je n'ai aujourd'hui aucune indication de contacts, avec des représentants de l'Angola ou d'un autre Etat, qui soient contraires aux engagements pris par le prince il y a deux ans", assure Reynders.

Dimanche, lors de l'émission De Zevende Dag (VRT), le président de la N-VA, Bart De Wever, avait dit avoir des doutes sur cette enquête, ce à quoi M. Reynders a tenu à réagir lundi. "J'ai entendu le bourgmestre d'une très grande ville dire qu'il était certain (que Laurent avait eu des contacts irréguliers, ndlr) et que ce que je fais est insuffisant. J'ai procédé à toutes les vérifications, mais je demande à tous les bourgmestres du pays de m'envoyer l'information à moi, et pas à Zevende Dag ou à un journal dominical. Quelqu'un qui dispose de preuves peut me les fournir. Je prendrai mes responsabilités sur base de faits", réplique le ministre.

Celui-ci dit comprendre que la N-VA veuille s'attaquer à la dotation du prince Laurent, mais ceci n'a rien à voir avec cette affaire, selon lui. "J'ai beaucoup de respect pour tous les partis politiques, mais ceci est du populisme. Il ne s'agit que d'insinuations. Pour un politique, il est préférable de disposer des faits", estime encore Didier Reynders, qui tient à souligner qu'il "n'est pas un juge".

Avec Belga

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