Reynders estomaqué par les impôts décidés par ses successeurs

27/02/14 à 18:21 - Mise à jour à 18:21

Source: Le Vif

Le vice-Premier ministre Didier Reynders (MR) a été jeudi à l'origine d'une polémique de campagne électorale en s'en prenant durement, dans le livre "Zonder Taboes" écrit par deux journalistes, au CD&V, qui l'avait empêché en 2011 de rester aux Finances après un règne de douze ans.

Reynders estomaqué par les impôts décidés par ses successeurs

© Image Globe

"C'était leur exigence et regardez ce que cela nous a apporté", affirme-t-il dans cet ouvrage, la version flamande de l'ouvrage "Sans tabou", résultat d'entretiens avec les journalistes Francis Van de Woestyne et Martin Buxant et présenté jeudi à Anvers.

"Je suis estomaqué par les "impôts peste" qui frappent inutilement les gens et rapportent peu", a-t-il ajouté à propos de la politique menée par ses deux successeurs à la tête du ministère des Finances, Steven Vanackere et Koen Geens (tous deux CD&V).

"Avec les pieds en avant en direction des partenaires de la coalition" gouvernementale sortant, a réagi le président du CD&V, Wouter Beke, sur Twitter dans une allusion à une faute commise en football.
M. Reynders "a parlé comme un vrai candidat Premier" ministre, a-t-il ajouté.

Dans le livre, le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères dit constater qu'après deux ans passés au gouvernement Di Rupo, "on en est déjà au deuxième ministre des Finances CD&V.
Et "il n'y a jamais eu autant de discussions sur la fiscalité des voitures de société, sur la taxation supérieure de l'épargne, sur l'+amende monstre+ de 309% (imposée sur certains avantages non-déclarés, ndlr) et sur une série de mesures similaires", ajoute-t-il.

M. Reynders affirme aussi qu'avoir désigné aux Finances M. Vanackere, avec son étiquette ACW (le pendant flamand du Mouvement ouvrier chrétien, MOC), était une "erreur" en raison du dossier Arco - du nom du bras financier de ces deux organisations, qui était un actionnaire important de Dexia.

"Pendant plus d'un an, Vanackere se trouvait dans un conflit d'intérêts potentiel", estime le vice-Premier ministre libéral francophone.

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