Rétro 2016: Bruxelles entre en guerres

26/12/16 à 09:41 - Mise à jour à 11:31

Source: Le Vif/l'express

La Belgique est devenue une cible et une fabrique d'attentats. Les autorités ont réagi vite et fort. Mais ont-elles pris toute la mesure des années de tension qui se profilent ?

Deux visages. Deux parmi les 32 morts et les 340 blessés des attentats du 22 mars : Loubna Lafquiri et Lauriane Visart. A l'époque de leur enterrement, Françoise Schepmans (MR), bourgmestre de Molenbeek, les a évoquées sur Facebook. Au-delà des mots convenus et sincères, le symbole était multiple. Après des années de déni, il est sûr que Molenbeek a nourri, dans ses replis communautaires, un nid de frelons dirigés par un psychopathe issu de la petite classe moyenne locale, Abdelhamid Abaaoud. On a beau en avoir assez du syndrome du Molenbeekistan version Eric Zemmour, les faits sont têtus. L'actualité de cette mortelle année a mouliné d'autres microquartiers, d'autres bandes de copains, d'autres familles élargies de Schaerbeek, Laeken, Neder-Over-Heembeek, Vilvorde, Anvers, Verviers, Charleroi. Souvent avec des racines maghrébines et rifaines (nord du Maroc). Tous agitant la bannière noire des fous d'Allah, une idéologie planétaire qui, croyant la fin des temps venue, livre une dernière bataille contre les mécréants, en ce compris les musulmans non ralliés rejoints par ceux, pas nécessairement religieux, qu'anime un profond ressentiment envers la société ou l'Occident. Il y a eu pléthore d'affaires terroristes en 2016 : 242 nouveaux dossiers fédéraux ont été introduits au cours des dix premiers mois de l'année, certes moins que les 313 de 2015 mais s'ajoutant aux précédents, cela fait, selon le parquet fédéral, 1 214 depuis 2008. En Belgique.
...

Vous souhaitez continuer à nous lire?

Lisez 4 articles gratuits par mois

Je m'enregistre Je suis déjà enregistré
ou

Les abonnés du Vif/l'Express bénéficient d'un accès illimité à tous les articles sur LeVif.be

Je prends un abonnement Je suis déjà abonné

Nos partenaires