Retour en Colombie d'un chef paramilitaire déporté des Etats-Unis

26/12/17 à 22:39 - Mise à jour à 22:41

Source: Belga

(Belga) Un ex-chef paramilitaire colombien, Hebert Veloza alias "HH", qui a avoué plus de 3.000 crimes, est rentré mardi dans son pays, déporté des Etats-Unis où depuis 2009 il purgeait une peine pour trafic de drogue, selon les autorités migratoires.

Hebert Veloza, leader des milices d'extrême droite Autodéfense unies de Colombie (AUC) démobilisées depuis 2006, a atterri à Bogota en provenance d'Alexandria (Virginie, USA), a indiqué le service des migrations. Cet ex-paramilitaire, qui a reconnu sa responsabilité dans plus de 3.000 crimes, a été remis à la justice colombienne qui l'accuse, entre autres, d'association de malfaiteurs, homicide, déplacement forcé et recrutement de mineurs. Il avait été extradé aux Etats-Unis en mars 2009, après avoir déposé les armes en 2004, puis être retourné dans la clandestinité en 2006. Il avait été interpellé l'année suivante bien qu'il ait demandé à bénéficier d'une loi spéciale octroyant des bénéfices judiciaires aux membres de groupes armés qui se démobilisaient, avouaient leurs crimes et dédommageaient les victimes. Son extradition avait été critiquée par des associations de défense des droits humains et de victimes, qui craignaient que ses crimes en Colombie restent impunis. La Colombie est déchirée depuis plus d'un demi-siècle par un conflit armé qui a impliqué, au fil des ans, une trentaine de guérillas de gauche, des paramilitaires d'extrême-droite et les forces de l'ordre, faisant au moins 260.000 morts, plus de 60.000 disparus et quelque sept millions de déplacés internes. Le gouvernement du président Juan Manuel Santos a signé en novembre 2016 un accord de paix historique avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), la plus ancienne et la plus puissante des guérillas du pays aujourd'hui reconvertie en parti politique sous le même acronyme. Il a entamé en février des pourparlers avec l'Armée de libération nationale (ELN), la dernière rébellion active, en cessez-le-feu jusqu'au 9 janvier prochain. (Belga)

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