Réserve stratégique: un parfum d'entente illégale, selon Marie-Christine Marghem

05/09/17 à 12:23 - Mise à jour à 12:24

Source: Belga

(Belga) La ministre fédérale de l'Energie, Marie-Christine Marghem, a demandé à son administration d'enquêter sur les 9 offres remises par des entreprises pour constituer la réserve énergétique et que la Commission de Régulation de l'Electricité et du Gaz (CREG) a recalées cet été.

"Il y a des questions à se poser à ce sujet. Il y a comme un parfum d'entente illégale", a-t-elle déclaré dans "La Dernière heure". La réserve stratégique est subventionnée par l'Etat et doit être activée en cas de pénurie d'électricité. Au cours de l'hiver pré­cédent, elle était composée des centrales au gaz de Seraing et de Vilvorde. La période de trois ans pour laquelle elle est constituée étant arrivée à son terme, un nouvel appel d'offres a été lancé. Les offres reçues incluaient aussi bien des centrales au gaz que des entreprises acceptant de réduire leur consommation durant les pics de consommation en soirée. La CREG les a jugées déraisonnables, selon un article de La Libre publié le mois passé. Ce rejet par la CREG offre une plus grande liberté à la ministre sur le volume, la durée et le prix, a-t-on indiqué à son cabinet. Pour prendre sa décision, la ministre devra toutefois tenir compte de la position de la Commission européenne sur le mécanisme de réserve stratégique tel qu'il a été mis en place par le gouvernement précédent. Une réponse est attendue le 23 octobre. Dans l'entretien, la ministre adopte un ton plus offensif à l'égard des producteurs d'énergie. "Il va falloir qu'ils comptent moins sur le soutien de l'Etat et du consommateur. Il faut qu'ils aient de nouveau de l'audace et qu'ils soient moins dans l'assistanat public, dans l'attente du subside. Pour ce faire, nous allons donner une direction via le plan d'investissement national, ce qui leur permettra de réaliser des plans d'investissement sur le long terme". (Belga)

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