Remplacement des F-16: "Nous devons examiner le statut juridique de la proposition française"

08/09/17 à 09:14 - Mise à jour à 09:15

Source: Belga

(Belga) Le ministre de la Défense Steven Vandeput (N-VA) a confirmé vendredi que la France n'a pas répondu formellement à l'appel d'offres pour le remplacement des F-16, mais que le gouvernement français a bien fait une proposition directe à la Belgique. Le ministre, qui s'exprimait sur Radio 1, n'a toutefois pas indiqué si l'offre de Paris serait prise en compte. "Nous devons d'abord examiner le statut juridique de cette proposition", a-t-il expliqué.

A l'échéance de la remise des offres dans le cadre de la compétition pour le remplacement des F-16 belges vieillissants, seuls deux candidats ont donc répondu formellement : le groupe américain Lockheed Martin avec son chasseur furtif de 5e génération F-35 Lightning II et le consortium Eurofighter avec le Typhoon. A quelques heures de cette échéance - qui était fixée formellement jeudi à minuit -, la ministre française des Armées, Florence Parly, avait créé la surprise en annonçant avoir proposé à son homologue belge "la mise en place d'un partenariat approfondi entre nos deux pays, pour répondre au besoin" exprimé par la composante Air de l'armée belge de se doter de nouveaux chasseurs-bombardiers. Vendredi matin, M. Vandeput a précisé qu'il y avait donc bien "deux candidats engagés dans la procédure officielle et la proposition française", sans toutefois s'avancer sur l'éventuelle prise en compte de cette dernière. Le ministre a par ailleurs démenti l'affirmation selon laquelle la France se serait retirée de la procédure officielle car l'appel d'offres belge aurait été rédigé de manière à privilégier le F-35 américain. "La France n'a pas donné de raisons", a souligné M. Vandeput. Les retraits précédents de deux candidats - la Suède et l'américain Boeing - n'avaient pas de lien non plus avec l'appel d'offres, estime-t-il. (Belga)

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