Remise en liberté en Belgique pour le chauffeur belge d'Abdeslam au lendemain des attentats du 13 novembre

15/05/18 à 19:30 - Mise à jour à 19:30

Source: Afp

Un des convoyeurs de Salah Abdeslam au lendemain des attentats parisiens du 13 novembre 2015, le Belge Hamza Attou, a été remis en liberté lundi sous contrôle judiciaire, a indiqué mardi à l'AFP une source judiciaire, confirmant une information de RTL Belgique.

Remise en liberté en Belgique pour le chauffeur belge d'Abdeslam au lendemain des attentats du 13 novembre

Dispositif de sécurité mis en place pendant l'audition d'Hamza Attou au tribunal de Bruxelles le 20 novembre 2015 © Belga Image

Hamza Attou, 24 ans, a reconnu au cours de l'enquête avoir ramené Salah Abdeslam de la région parisienne à Bruxelles le 14 novembre en compagnie de Mohamed Amri.

Arrêté dans la commune bruxelloise de Molenbeek le jour même, tout comme Amri, Attou avait d'abord été mis en examen et incarcéré en Belgique avant d'être transféré en juin 2016 en France, où il est désormais poursuivi pour "recel" de malfaiteur terroriste.

Dans le cadre du contrôle judiciaire dont il fait l'objet, Hamza Attou a l'interdiction de quitter la Belgique, de détenir une arme, de s'absenter de son domicile à certaines heures, de fréquenter certains lieux et d'entrer en contact avec certains individus, a précisé la source judiciaire.

Il a également l'obligation de pointer à la police de son lieu de résidence, de justifier d'une activité et de suivre des soins, a ajouté cette source.

Sa libération s'explique par la durée de sa détention provisoire en proportion de la peine encourue d'un maximum de 6 ans de prison, a précisé une source proche du dossier.

"Il n'y a plus aucune nécessité pour l'instruction de le maintenir en détention préventive. Il a reconnu le transport et n'est plus impliqué pour les attentats eux-mêmes", a poursuivi cette source.

Ces attentats, commis par des commandos jihadistes dont Salah Abdeslam est le seul membre encore en vie, avaient fait 130 morts et des centaines de blessés à Paris et à Saint-Denis, commune limitrophe hébergeant le Stade de France.

Ils ont été revendiqués par le groupe Etat islamique (EI) et font l'objet d'une enquête tentaculaire qui a donné lieu à une dizaine de mises en examen en France.

Après la libération de Hamza Attou, sept de ces suspects sont encore détenus en France et un en Belgique. Par ailleurs, trois autres suspects aux mains de la justice belge sont visés par un mandat d'arrêt des magistrats français.

Jointe par l'AFP, une des avocates de Hamza Attou a refusé de commenter l'information et de s'exprimer sur les conditions du contrôle judiciaire.

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© Agence France-Presse

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