Réfugiés sur l'île de Manus - Malcom Turnbull décline l'offre de la Nouvelle-Zélande d'offrir à l'asile à 150 réfugiés

05/11/17 à 05:03 - Mise à jour à 05:04

Source: Belga

(Belga) Le Premier ministre australien, Malcom Turnbull, a indiqué dimanche qu'il refusait l'offre de son homologue néo-zélandaise, Jacinda Ardern, d'accueillir 150 réfugiés parmi les 600 refusant de quitter le centre de détention australien installé sur l'île de Manus en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Celui-ci a été fermé mardi et depuis les conditions de vie se dégradent pour les immigrés qui y demeurent.

La Première ministre néo-zélandaise, en poste depuis moins d'un mois, s'est rendue en Australie dimanche et s'est entretenue avec M. Malcom Turnull à Sydney. Ce dernier a refusé l'offre du pays voisin de relocaliser les candidats à l'asile sur l'île de Manus en Papouasie-Nouvelle-Guinée. "L'offre a été réitérée, nous remercions la Nouvelle-Zélande de la formuler, nous ne l'acceptons pas pour le moment", a commenté le conservateur. Le Premier ministre australien a indiqué que son pays se concentrait sur l'accord actuel de relocalisation passé avec les Etats-Unis. "Nous avons un accord avec l'Amérique où un nombre substantiel - 1.250 réfugiés, ndlr - peut, selon l'approbation rigoureuse des USA, être relocalisé aux Etats-Unis", a déclaré M. Turnbull cité par la chaîne publique ABC. C'est en vertu de cet accord, passé avec l'administration Obama et critiqué par l'actuel président américain Donald Trump, qu'une cinquantaine de réfugiés détenus dans le camp d'une autre île du Pacifique, à Nauru, ont déjà été transférés outre-Atlantique en octobre dernier. La Première ministre néo-zélandaise a jugé que la discussion avec son homologue Turnbull avait été "difficile" et "franche" et a confirmé que l'offre de son gouvernement restait sur la table. "Bien sur nous ne connaissons pas les circonstances dans lesquels l'Australie doit opérer, mais nous ne pouvons pas ignorer le visage humain de la situation que l'Australie doit gérer", a poursuivi Jacinda Ardern. Depuis mardi, la situation humanitaire des résidents du centre désormais clôt, coupé de vivres et d'électricité, s'est dégradée, sans infléchissement de la part de Canberra. Les réfugiés refusent de se rendre dans des logements transitoires prévus dans la ville principale de l'île, craignant des représailles des locaux. Mme Ardern et M. Turnbull se sont aussi entretenus sur d'autres dossiers, à savoir le commerce, la menace posée par la Corée du Nord et le terrorisme. (Belga)

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