Réfugiés: Erdogan accuse les Européens de ne pas tenir leurs promesses

26/07/16 à 03:12 - Mise à jour à 03:12

Source: Belga

(Belga) Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé lundi dans un entretien à la télévision allemande les Européens de ne pas tenir leurs engagements en matière d'aide financière pour les réfugiés syriens, affirmant même n'avoir reçu aucun soutien de l'Union européenne.

Réfugiés: Erdogan accuse les Européens de ne pas tenir leurs promesses

Réfugiés: Erdogan accuse les Européens de ne pas tenir leurs promesses © BELGA

"Les gouvernements (européens) ne sont pas honnêtes", a-t-il tancé dans un long entretien à la chaîne allemande publique ARD, l'une des quelques interviews accordées à un média étranger. "Trois millions de Syriens ou de gens venus d'Irak ne trouvent en ce moment en Turquie",-t-il ajouté, selon une traduction en allemand. "Et l'Union européenne n'a pas tenu ses promesses en la matière", a ajouté le président accusé de graves dérives autoritaires depuis un putsch militaire manqué contre lui le 15 juillet. Il a chiffré à 12 milliards de dollars les dépenses effectuées par la Turquie pour venir en aide aux réfugiés fuyant la guerre en Syrie. L'UE avait "promis trois milliards", a-t-il assuré, mais jusqu'à présent seule une aide symbolique de "un à deux millions" a été versée, selon lui. L'UE, soucieuse de réduire le nombre de migrants entrant sur son sol, a conclu le 18 mars un accord controversé avec la Turquie qui prévoit une aide financière conséquente en échange notamment de la promesse qu'Ankara accueille sur son sol les réfugiés syriens. Egalement interrogé sur la possibilité de rétablir la peine de mort après le putsch manqué, le président islamo-conservateur a assuré que "le peuple veut que la peine de mort soit rétablie". "Et nous en tant que gouvernement devons entendre ce que le peuple dit", a-t-il indiqué. Il a souligné que seules dans le monde "l'Europe et les pays membres (de l'UE) ne disposent pas de la peine de mort". Un possible rétablissement de la peine de mort en Turquie soulève l'inquiétude des responsables européens. Le pays avait aboli la peine de mort en 2004, dans le cadre des négociations d'adhésion à l'Union européenne. (Belga)

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