RDC : un capitaine de la police tué par des rebelles

06/09/17 à 00:04 - Mise à jour à 00:07

Source: Belga

(Belga) Un capitaine de la police congolaise a été tué puis démembré par des miliciens dans une région du sud-est de la République démocratique du Congo, frontalière de la Zambie, a-t-on appris de sources concordantes.

"Nous avons été surpris par un groupe de Maï-Maï qui a tué un capitaine de la police des frontières dans son bureau avant de le couper en morceaux", a déclaré à l'AFP Emmanuel Kayembe, responsable de la Direction générale des migrations(DGM) de Pweto, dans la province du Haut-Katanga. Ces rebelles "ont cassé les vitres du bureau et incendié tous les documents" administratifs, a-t-il ajouté. Le général Paulin Kyungu, chef de la police du Haut-Katanga a confirmé la mort du capitaine, indiquant à l'AFP que l'armée, venue en renfort, avait réussi à "capturer trois Maï-Maï" tandis qu'un troisième milicien avait été "remis par la police zambienne". Le Consulat zambien à Lubumbashi, capitale du Haut-Katanga a confirmé la version donné par le général Kyungu. les Maï-Maï sont des groupes "d'autodéfense" constitués sur une base essentiellement ethnique. Ceux opérant dans la région de Pweto sont considérés comme des dissidents d'une milice qui était dirigée par le chef de guerre congolais Kyungu Mutanga, alias Gédéon. Arrêté, puis condamné à mort par la justice congolaise en mars 2009 pour "crimes de guerre, crimes contre l'humanité, mouvement insurrectionnel et terrorisme", Gédéon est réapparu libre en octobre 2016 à Lubumbashi. A la tête du groupe "Maï-Maï élément" pendant la deuxième guerre du Congo (1998-2003), Gédéon avait d'abord refusé de rendre les armes. Puis, il est sorti de la clandestinité le 11 octobre 2016 lors d'une cérémonie officielle à Lubumbashi "au nom de la paix", après avoir déposé les armes, alors qu'une partie de sa milice refusait de se rendre. L'ONU s'était alors opposée à toute possibilité d'amnistie en faveur du chef rebelle. (Belga)

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