RDC: l'opposition radicale appelle à "un vrai dialogue inclusif"

04/10/16 à 22:53 - Mise à jour à 22:56

Source: Belga

(Belga) Le "Rassemblement" de l'opposition congolaise s'est déclaré mardi ouvert à un "vrai dialogue inclusif" en République démocratique du Congo avec les délégués au "dialogue national" convoqué par le président congolais Joseph Kabila tout en maintenant la pression avec de nouvelles manifestations le 19 octobre.

"Ne vous laissez pas impressionner par des résolutions du dialogue de l'OUA (lieu où se tient le "dialogue national", NDLR). Restez mobilisés tant que le vrai dialogue ne sera pas organisé à Kinshasa", a déclaré l'opposant historique Étienne Tshisekedi à la clôture du deuxième conclave du Rassemblement à Kinshasa. "Le 19 septembre nous avons donné un avertissement, mais le 19 octobre, nous lui (M. Kabila) donnerons un carton jaune signifiant que le 19 décembre ce sera le carton rouge synonyme d'exclusion", a ajouté l'opposant âgé de 83 ans. Pour la coalition majoritaire des forces d'opposition qui boude le dialogue national sous la facilitation de l'ancien Premier ministre togolais Edem Kodjo, le prochain "dialogue inclusif" "devra mettre autour de la table deux parties: les participants aux discussions de la cité de l'OUA avec ceux du Rassemblement", selon les résolutions lues par Delly Sessanga, rapporteur de ces assises. Parmi les matières à débattre, selon le Rassemblement, il y a le calendrier des élections qui "fera l'objet d'un consensus entre les parties", a ajouté le rapporteur de ce forum, puisque "à partir du 19 décembre toutes les institutions à mandat électif auront perdu toute légitimité". Le représentant de l'Église catholique, l'abbé Donatien Nshole s'est déclaré satisfait par "la disponibilité pour des discussions dans un cadre à convenir" exprimée par le Rassemblement. Le Rassemblement a indiqué qu'il est "impérieux que le pouvoir réalise une détente effective", en abandonnant notamment des poursuites judiciaires fantaisistes contre les opposants et le retour sans condition des exilés politiques. Le mandat de M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, arrive à son terme le 20 décembre. La Constitution lui interdit de se représenter, mais le chef de l'État ne donne aucun signe de vouloir quitter son poste alors que le scrutin présidentiel apparaît désormais impossible à organiser dans les temps. La commission électorale de la RDC (Céni) projette d'organiser la présidentielle fin 2018 arguant des contraintes logistiques pour justifier ce report. (Belga)

Nos partenaires