RDC: l'ONU va reprendre sa coopération militaire avec Kinshasa

03/03/16 à 03:37 - Mise à jour à 03:37

Source: Belga

(Belga) L'ONU va bientôt reprendre sa coopération militaire avec l'armée régulière de la République démocratique du Congo (RDC) pour s'attaquer aux groupes rebelles opérant dans l'est du pays, a annoncé mercredi un haut responsable des Nations unies.

RDC: l'ONU va reprendre sa coopération militaire avec Kinshasa

RDC: l'ONU va reprendre sa coopération militaire avec Kinshasa © BELGA

Ce soutien militaire de la Monusco (mission de l'ONU en RDC) aux FARDC (forces gouvernementales) était suspendu depuis février 2015. Cette décision a été prise à l'occasion de la récente visite à Kinshasa du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon. "Nous travaillons sur les détails et nous serons en mesure dans les prochains jours de reprendre tout notre soutien aux FARDC", a expliqué ce responsable à des journalistes sous couvert d'anonymat. Les opérations conjointes qui reprendront entre la Monusco et les FARDC viseront en priorité les FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda) et les ADF (Forces démocratiques alliées, rebelles ougandais), a-t-il précisé. En février 2015, la Monusco avait suspendu son soutien aux opérations de l'armée congolaise contre ces rebelles. L'ONU reprochait à Kinshasa d'avoir nommé pour cette offensive deux généraux qu'elle soupçonne de graves violations des droits de l'homme. Cette brouille a freiné le travail entre la Monusco et les FARDC sur le terrain alors que la situation sécuritaire se dégradait dans l'est, et plus particulièrement dans la province du Nord-Kivu, où plusieurs dizaines de groupes armés - dont les FDLR - sévissent. L'ONU avait entrepris depuis plusieurs mois des discussions avec Kinshasa sur la possibilité d'une reprise du soutien militaire. A l'occasion de la visite de M. Ban, le président Joseph Kabila a donné son accord. "Beaucoup de travail a été fait et nous sommes désormais satisfaits" que les critères de l'ONU pour coopérer avec une armée nationale sont remplis, a expliqué le haut responsable. L'armée congolaise "a tenu compte de nos préoccupations", a-t-il souligné. La Monusco et les forces congolaises, a-t-il ajouté, ont pris des mesures pour s'assurer que les futures opérations conjointes "ne créent pas de dangers supplémentaires pour les civils". Certains des groupes rebelles se mêlent en effet à la population civile ou leurs combattants sont parfois accompagnés de leurs familles. (Belga)

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