Rassemblement à Bruxelles pour dénoncer les violences faites aux travailleurs du sexe

17/12/17 à 20:37 - Mise à jour à 20:39

Source: Belga

(Belga) Une trentaine de personnes se sont rassemblées dimanche aux abords de la gare Centrale de Bruxelles à l'occasion de la Journée internationale contre les violences faites aux travailleuses et travailleurs du sexe (TDS). L'action était organisée par le collectif de travailleuses/travailleurs du sexe Utsopi (Union des Travailleu(r)ses du Sexe organisé(e)s pour l'Indépendance), qui a notamment demandé la reconnaissance de l'activité des TDS et sa décriminalisation, l'octroi de davantage de fonds aux associations d'aides aux personnes qui se prostituent ainsi qu'une réelle implication des TDS dans les débats politiques qui les concernent.

"Cette année encore, les violences faites aux travailleuses du sexe n'ont pas diminué mais sont cachées, difficilement identifiables, et surtout, importent peu", a dénoncé Maxime Maes, du collectif Utsopi, qui déplore que les travailleuses et travailleurs du sexe soient toujours vus comme des marginaux, à qui il peut tout arriver. "'Ce sont les risques du métier', comme nous le dit régulièrement la police", a-t-il constaté. Le militant a plusieurs exemples très concrets en tête: début mai dernier, le corps d'une travailleuse du sexe brésilienne, enceinte de 4 mois, a été retrouvé à moitié calciné. "Une collègue du quartier Nord de Bruxelles a été violée dans sa carrée et une autre a été agressée alors qu'elle sortait de son lieu de travail. Ces dernières semaines, un homme paye les TDS des carrées du quartier Nord pour avoir une relation avec elles et les étrangle ensuite. Plusieurs femmes ont été blessées et hospitalisées. Cette liste est bien loin d'être complète", a encore précisé Maxime Maes. Et si beaucoup se sont indignés des propos du ministre bruxellois Pascal Smet, qui a récemment comparé Bruxelles à une pute, peu ont dénoncé son mépris envers les travailleuses du sexe, selon Maxime Maes. "Les violences, ce sont également les lois qui nous criminalisent, dans la plus grande indifférence. La répression ces dernières semaines au quartier Alhambra à Bruxelles s'est montrée d'une violence inouïe, avec rafles et agressions policières quasi quotidiennes", conclut-t-il. (Belga)

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