Quévy et la démocratie locale

01/11/15 à 11:19 - Mise à jour à 12:12

Source: Le Vif/l'express

À Quévy, le PS local a épuisé toute la liste de ses candidats et, suite à son déménagement, la dernière remplaçante a dû être remplacée... par une candidate de l'opposition.

Quévy et la démocratie locale

Jean-Marc Dupont (PS), bourgmestre empêché de Frameries. © BELGA

A Quévy, aux communales de 2012, le PS a conforté sa majorité avec 12 sièges (+2), pour 7 à la liste GénérationS (GS Quévy). Mais un élu PS a été porté à la présidence du CPAS et a donc été remplacé; d'autres ont démissionné pour incompatibilité avec leur boulot à la commune; d'autres encore ont déménagé hors de l'entité... Tant et si bien que le PS local a épuisé toute la liste de ses candidats et que, suite à son déménagement, la dernière remplaçante a dû être remplacée... par une candidate de l'opposition.

Le PS, avec 11 sièges sur 19, reste en position de force, mais il peut encore se passer des choses d'ici aux élections de 2018. Et, dans certaines communes, une majorité pourrait ainsi basculer. Pour le député wallon Jean-Marc Dupont (PS), bourgmestre empêché de Frameries, cette disposition du Code de la démocratie locale ne respecte pas le choix de l'électeur, puisque c'est l'élection qui détermine le nombre de sièges de chaque liste. Au contraire, "cette règle a le mérite de respecter le vote des électeurs", lui répond le ministre Paul Furlan (PS). La preuve: la conseillère PS qui a démissionné avait obtenu 91 voix, sa remplaçante 252.

M.D.

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