Quel rôle pour la Belgique dans l'"après-Kadhafi" ?

23/08/11 à 11:40 - Mise à jour à 11:40

Source: Le Vif

Une fois la menace militaire des fidèles de Kadhafi écartée, la Belgique, dont la participation à la coalition s'élève maintenant à 25 millions d'euros net, pourrait participer à la sécurisation des aéroports et à la protection des convois.

Quel rôle pour la Belgique dans l'"après-Kadhafi" ?

© Image Globe / JULIEN WARNAND

La guerre en Libye a fait l'objet d'un quasi-consensus dans la classe politique belge. La campagne militaire aérienne intensive de la coalition - à laquelle ont participé six F-16 belges - ayant fini par faire plier le régime, la question du rapport entre les moyens engagés et les résultats obtenus ne se pose plus. Le parlementaire écologiste flamand Wouter De Vriendt espère toutefois que l'engagement politique et civil belge dans l'"après-Kadhafi" sera aussi important "que la disponibilité belge à envoyer des F-16."

En cinq mois d'opérations militaires en Libye, les chasseurs-bombardiers belges ont effectué quelque 450 missions et ont largué 365 bombes sur des objectifs au sol. La résistance inattendue des forces fidèles au colonel Kadhafi a mis les moyens des armées de la coalition à rude épreuve. "On crame du matériel et beaucoup de munitions, qu'il faudra nécessairement remplacer", résume un expert. Le coût de la participation belge à l'intervention de la coalition atteint, à ce stade, 25 millions d'euros net.

Une fois la menace militaire des fidèles de Kadhafi écartée, la Belgique pourrait participer à la sécurisation des aéroports et à la protection de convois, prédit le ministre de la Défense Peter De Crem, sans préciser le cadre - ONU, Union européenne, Otan ? - de telles missions. La Belgique "contribuera à la transition en Libye, processus qui prendra du temps", reconnaît le gouvernement. A titre personnel, Steven Vanackere, ministre CD&V des Affaires étrangères, s'est dit partisan d'un soutien politique et économique aux forces démocratiques libyennes "pour éviter que le populisme détourne la révolution."

Olivier Rogeau

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