"Que les Flamands commencent par privatiser De Lijn et puis on en reparle"

06/09/17 à 06:27 - Mise à jour à 07:52

Source: Belga

La privatisation de la SNCB, récemment évoquée par plusieurs ministres, n'est pas une option pour le ministre fédéral de la Mobilité et des Transports, François Bellot (MR), qui s'exprime mercredi dans La Libre Belgique et La Dernière Heure à ce sujet.

"Que les Flamands commencent par privatiser De Lijn et puis on en reparle"

Francois Bellot © Belga

François Bellot juge même un tel projet "infaisable" et "inenvisageable" dans le cas du rail belge. "Que les Flamands commencent par privatiser De Lijn et puis on en reparle", rétorque-t-il à l'évocation notamment des propos de Jan Jambon, qui s'est déclaré en faveur d'une privatisation de la Société nationale des chemins de fer.

"Pour que les choses soient claires, une bonne fois pour toutes: la privatisation de la SNCB n'est pas dans l'accord de gouvernement. Il y est uniquement question d'une réduction du nombre de filiales", souligne le ministre. "Pour le reste, ma vision du transport ferroviaire me fait dire qu'il est juste impossible de privatiser une entreprise ferroviaire. C'est inenvisageable, c'est infaisable. Que l'on me dise d'ailleurs quelle serait la plus-value d'une telle opération pour le voyageur. Aucune!"

"Et puis de toute façon, dites-moi quel est le privé qui va venir investir dans une entreprise qui est sous baxter financier de manière permanente? (...) Contrairement à ce que l'on pense, ceux qui seraient le plus pénalisés par cela, c'est la Flandre et pas la Wallonie. Car c'est précisément la Flandre qui entoure Bruxelles. Et vous pensez bien que Bruxelles ne sera pas d'accord sur cette question", ajoute celui qui juge par ailleurs "disproportionnée" l'action annoncée par les syndicats le 10 octobre.

Les grèves ont coûté 14,8 millions à la SNCB en 2016

Les grèves ont coûté 14,8 millions d'euros à la SNCB en 2016, selon des informations fournies par le ministre fédéral de la Mobilité, François Bellot (MR), en réponse à une question parlementaire. L'Echo, De Tijd et les journaux de Sudpresse rapportent ces chiffres dans leurs pages mercredi. Ce montant, qui correspondant à un manque à gagner dans les revenus liés à la vente de tickets, est le plus élevé des trois dernières années (2014, 2015, 2016), avec comme grève la plus coûteuse celle de mai 2016 qui a, à elle seule, coûté 7,4 millions d'euros.

L'année dernière a totalisé 24 jours de grève sur le rail, pour 15 en 2015 (coût de 4,96 millions d'euros) et 18 en 2014 (coût de 10,11 millions). Sur ces 24 jours de grève, 11 ont eu lieu sans préavis.

En moyenne, chaque journée de grève a coûté 2 millions d'euros ces trois dernières années, un montant qui ne prend pas en compte les frais connexes comme la perte de clientèle fatiguée par les grèves à répétition, ou plus généralement le coût économique pour les entreprises.

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