Quatre trucs et astuces pour fonder son cartel politique

09/08/16 à 08:40 - Mise à jour à 08:55

Source: Le Vif/l'express

En Belgique, les grandes familles se sont ficelé un système sur mesure de financement public. Il fallait éviter que les nouveaux venus participent au partage du gâteau. Voici comment les grands partis tentent de monopoliser le marché politique. Pas toujours avec succès.

Le grand public n'avait pas du terme la meilleure des impressions : jusque-là, il concernait surtout les narcotrafiquants. Lorsque l'Irlandais Peter Mair et l'Américain Richard Katz décidèrent de l'appliquer aux partis politiques contemporains, au mitan des années 1990, certains de leurs confrères politologues les ont d'abord taxés de démagogie. Pourtant, le " parti cartel " est aujourd'hui entré dans les canons de la science politique. Le financement public est un des critères d'existence de ces organisations tournées toutes entières vers leur propre survie, là où elles poursuivaient auparavant des objectifs de transformation de la société. Le parti cartel est intégré à l'Etat, dont il est une espèce de courtier électoral : il veille à garder le système en l'état. Surtout, il multiplie les obstacles à l'arrivée de petits nouveaux. Il y a alors consensus entre les différentes formations au pouvoir : il s'agit de rester entre soi.
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