Quatre principes de laïcité à l'usage de l'électeur

21/12/15 à 08:41 - Mise à jour à 08:42

Source: Le Vif/l'express

Elle s'était comme endormie dans un pays trop tranquille. Aujourd'hui, la laïcité ressuscite comme revendication politique et comme rempart contre les tentations communautaristes. Non sans, parfois, laisser irrésolues certaines contradictions.

Le DéFI (ex-FDF) veut l'intégrer à la Constitution, Laurette Onkelinx y est favorable "à titre personnel", et le MR, par l'intermédiaire de son chef de groupe à la Chambre, avait (re)lancé le débat dans une retentissante interview au Soir. De plus en plus de politiques, en Belgique francophone, veulent repenser le rapport des cultes à l'Etat. Laïcité ou neutralité ? "Il faudra surtout éviter une guerre sémantique, et se mettre d'accord autour de principes, parmi lesquels la séparation des domaines religieux et étatique", élude Denis Ducarme. Des parlementaires de sa formation déposeront bientôt des propositions de lois et de décrets en ce sens, centrées sur la fonction publique (à tous niveaux : fédéral et fédéré, communal et intercommunal) et sur le réseau officiel d'enseignement. Porté par la gauche, libérale puis socialiste, le combat laïc l'est désormais également par les promoteurs, plutôt de droite, de politiques plus actives d'intégration. "Il y a une partie de la droite qui se drape de l'étendard de la laïcité pour respectabiliser son islamophobie : au MR, par exemple, il faut distinguer les vrais laïcs, comme Richard Miller, et les faux, qui ne trouvent de problèmes dans l'expression de la religion que lorsqu'elle est musulmane...", pose Kevin Saladé, président du CAL de Charleroi et conseiller communal socialiste. Les vagues migratoires sont passées par là. L'affirmation identitaire de musulmans désireux de donner de la visibilité à leur pratique également. Et les stratégies électorales des uns et des autres tout autant.
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