Qualité des eaux wallonnes: les agriculteurs peu mis à contribution

17/06/16 à 10:37 - Mise à jour à 10:36

Source: Rtbf

Selon des informations de la RTBF, les agriculteurs n'auront pas de nouvelles mesures à respecter en termes de contribution à la qualité des eaux en Wallonie. C'est ce qui ressort des nouveaux plans de gestion pour les eaux wallonnes adoptés récemment par le gouvernement régional. Selon les normes européennes, 40% seulement des eaux en surface ou souterraines sont de bonne qualité en Wallonie.

Qualité des eaux wallonnes: les agriculteurs peu mis à contribution

© BELGA

Selon le principe du pollueur-payeur, les citoyens wallons sont mis à contribution pour améliorer l'état sanitaire des eaux de surface et souterraines, tout comme le secteur industriel qui a aussi un impact sur la qualité des eaux. Par contre, aucune nouvelle mesure ne sera imposée au secteur agricole, rapporte la RTBF. Inadmissible pour certains, normal pour les agriculteurs.

Au micro de la radio publique, Jean-Luc Martin, Président de la Société Publique de la Gestion de l'Eau est plus critique : "Quand on regarde les plans de gestion qui sont aujourd'hui approuvés par le Gouvernement, l'effort dans un premier temps va essentiellement porter sur les eaux usées domestiques, un petit peu sur les eaux usées industrielles et fort peu sur les eaux usées agricoles." Même constat du côté d'Inter-Environnement Wallonie. Selon Gaëlle Warnant, "Quand on voit le bilan et la tendance à la dégradation de certaines masses d'eaux, il y a lieu de réagir. Il faut prendre des mesures aujourd'hui, et ce qui nous semble important c'est que le secteur contribue un minimum."

Les agriculteurs, de leur côté, se défendent en arguant qu'ils ont déjà fait beaucoup d'efforts et qu'ils en font encore, pour limiter le ruissellement des effluents d'élevage par exemple ou en terme d'épandage. Le Gouvernement Wallon préfère, lui, attendre de voir les effets des mesures déjà prises avant d'en imposer d'autres aux agriculteurs, dont la situation financière est dans certains cas précaire. C'est ce que défend le ministre Carlo Di Antonio: " Effectivement, on peut avoir des procédures très dures, mais qui sont inapplicables sur le terrain ou, au contraire, essayer d'être un petit peu plus pragmatique et de discuter avec les agriculteurs pour améliorer la situation."

Selon les normes européennes, 40% seulement des eaux wallonnes en surface ou souterraines sont de bonne qualité. Des relevés plus précis sont actuellement effectués pour déterminer plus précisément d'où vient la pollution, de quelle manière elle se crée et dans quels endroits.

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