Jacqueline Galant
Jacqueline Galant
députée wallonne MR, bourgmestre de Jurbise
Opinion

13/02/17 à 11:09 - Mise à jour à 11:08

Publifin : "Faisons participer des citoyens à la commission d'enquête parlementaire"

Une commission d'enquête parlementaire va être mise sur pied au Parlement wallon pour enquêter sur la question des mandats publics dans les intercommunales, principalement liégeoises. Il s'agit d'une première pour l'institution wallonne.

Publifin : "Faisons participer des citoyens à la commission d'enquête parlementaire"

© Belga

Cette commission d'enquête est un nouveau-né qui se doit de grandir dans le respect de la recherche de la vérité et dans la volonté de réconcilier les citoyens avec la politique.

On a pu constater les réticences à sa mise en place. Comme si la recherche de la vérité inquiétait, comme si avoir la volonté de changer les choses devait rester lettre morte.

On a bien tenté la mise en place d'une commission spéciale avec des pouvoirs réduits, qui n'aura tenu que le temps d'une audition d'un mandataire liégeois ayant oublié qu'il devait rendre des comptes au peuple et au parlement.

Le discours étant : "je gère de l'argent public, (notre argent) , mais faites-moi confiance et arrêtez de me poser des questions .Vous n'êtes pas à même de comprendre ".

Une oligarchie politico-économique qui est dans les mains de quelques initiés qui monopolisent le pouvoir en refusant tout contrôle démocratique.

Et oui, cela n'arrive pas que chez les autres. Même chez nous, en Région wallonne, les plus élémentaires fondements de notre démocratie sont menacés. Il nous faut collectivement être vigilants.

Cette commission d'enquête ne doit pas pratiquer une chasse à l'homme. Chacun doit balayer devant sa porte. Sans "Parti" pris.

Il faut que les membres de cette commission aient une hauteur d'esprit, de l'indépendance et le souci de la recherche de la vérité pour que de telles choses ne se reproduisent plus.

Il ne faut surtout pas se laisser guider par le slogan " Tous pourris" au risque de provoquer une crise de régime.

Il est donc impératif que les apparences d'impartialité soient sauvegardées.

En effet, les mandataires mis en cause ont été désignés par l'ensemble des partis démocratiques et pour certains, ristournent une partie de leurs émoluments aux dits partis.

Malheureusement, la parole du politique n'est plus d"OR" mais d"ARGENT".

Ne serait-il pas opportun de convier des citoyens à participer à cette commission d'enquête ?

Non pas pour se substituer au travail des parlementaires élus, mais pour les assister et faire valoir la parole du peuple...

Des citoyens conviés à exercer un contrôle démocratique du fonctionnement des institutions publiques non pas avec une volonté affirmée de faire la chasse aux élus du peuple, mais avec la volonté de faire éclater la vérité avec eux.

Ce n'est pas démagogie que de dire cela. Au contraire, les citoyens ainsi désignés pourront apprécier en direct que le travail parlementaire n'est pas une sinécure et qu'il mérite le respect, même s'il reste quelques brebis galeuses.

C'est à ce prix que la réhabilitation du politique se fera. Le pouvoir d'un élu, d'un parti, est confié par l'élection, mais il doit être partagé avec tous, car il est exercé au nom de tous.

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