PS et cdH sont enfin tombés d'accord sur la future formation initiale des enseignants

17/01/18 à 15:01 - Mise à jour à 15:02

Source: Belga

(Belga) Après des semaines de discussions difficiles, les partenaires de majorité PS et cdH en Fédération Wallonie-Bruxelles ont trouvé un terrain d'entente sur la future formation initiale des enseignants, une réforme annoncée depuis près de dix ans et jugée cruciale pour la bonne réussite du Pacte pour un enseignement d'excellence.

"Nous sommes parvenus à arbitrer aujourd'hui les deux points essentiels qui restaient en suspens", a annoncé mercredi le ministre de l'Enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt (PS) devant le Parlement après la tenue d'un conseil des ministres où le point a été discuté. PS et cdH sont tombés d'accord sur les deux gros noeuds qui subsistaient, à savoir l'organisation à terme d'une cinquième année de formation ainsi que la manière dont Hautes écoles et universités collaboreront pour assurer le nouveau cursus. "Nous avons, dans son principe, un accord sur ces deux points", a précisé M. Marcourt. Les projets de textes légaux devraient être arrêtés dès la semaine prochaine en gouvernement, a-t-il assuré. "Il n'y a donc pas de blocage", s'est félicité le ministre, en réponse à des questions d'actualité des députés Françoise Bertieaux (MR) et Philippe Henry (Ecolo) qui l'interrogeaient sur l'avancement de la réforme. Mi-décembre, M. Marcourt avait publiquement fait état de divergences entre PS et cdH sur la réforme, évoquant même la possibilité d'un report de l'entrée en vigueur de la réforme, attendue théoriquement pour septembre 2019. Celle-ci prévoit de porter la formation des instituteurs et régents de trois ans aujourd'hui à quatre ans demain. Cette année supplémentaire servira à affiner leurs compétences en fonction du niveau d'enseignement auquel ils se prédestinent (maternel, primaire ou secondaire inférieur), ainsi que des disciplines qu'ils seront amenés à enseigner. (Belga)

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