PS, cdH et Ecolo fustigent les propos de Bart De Wever sur les réfugiés

27/08/15 à 17:06 - Mise à jour à 17:14

Source: Belga

Le PS a dénoncé jeudi les propos du président de la N-VA, Bart De Wever, au sujet des réfugiés. Il n'est pas question de créer des citoyens de seconde zone, a déclaré la députée Julie Fernandez-Fernandez.

PS, cdH et Ecolo fustigent les propos de Bart De Wever sur les réfugiés

© AFP

Bart De Wever a proposé mercredi soir que les personnes qui ont le statut de réfugié n'aient pas immédiatement accès à tous les droits sociaux auxquels elles peuvent prétendre. Il y voit une situation difficilement explicable aux gens qui ont payé leurs impôts et leurs cotisations toute leur vie.

"Une fois qu'ils ont un droit de séjour, les réfugiés sont des citoyens comme les autres, avec les mêmes droits et les mêmes devoirs", a souligné Mme Fernandez-Fernandez.

A ses yeux, "cette nouvelle provocation de la N-VA est non seulement méprisante et abjecte, mais aussi totalement illégale: les réfugiés viennent de pays en guerre et il est de notre devoir moral et légal de les accueillir". Elle appelle le Premier ministre et ses ministres à prendre leurs distances avec les déclarations du président du premier parti de la majorité.

La co-présidente d'Ecolo, Zakia Khattabi, s'est insurgée contre la façon dont De Wever se livrait "à un jeu politicien sur le dos des plus fragiles".

"Avec M. De Wever, un bouc émissaire chasse l'autre. Il a méprisé les allocataires sociaux et aujourd'hui s'en fait le défenseur sur le dos des réfugiés. Theo Francken (secrétaire d'État à l'Asile, N-VA) est confronté à la réalité et ne peut plus tenir les discours d'avant. Alors Bart De Wever prend le relais pour calmer une frange de son électorat", a-t-elle fait remarquer.

Le cdH a lui aussi fustigé les propos du président des nationalistes flamands. "Donc pour la N-VA quand on est réfugié on peut juste mettre un pied sur la terre belge. Et tant pis si on y crève? Les propos de Bart De Wever attisent la hargne et dressent les gens les uns contre les autres. Besoin de vraies réponses et pas de clichés", a lancé sur Twitter la cheffe de groupe à la Chambre, Catherine Fonck.

Les FDF ont abondé dans le même sens. Olivier Maingain a fustigé "une médiocre opération de racolage politique visant à rassurer et fidéliser un électorat d'extrême-droite qu'il (M. De Wever) dispute au Vlaams Belang".

Comme en écho aux craintes de l'opposition démocratique, le Vlaams Belang a exhorté M. De Wever à joindre le geste à la parole. Il juge les déclarations du président de la N-VA en contradiction avec la politique de son secrétaire d'Etat, Theo Francken, et rappelle qu'il a déjà déposé des propositions pour créer un statut "à part" du réfugié" et plaide depuis longtemps pour la réinstauration des contrôles aux frontières intérieures de l'Europe.

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