Proximus : la N-VA tique sur la retraite anticipée à 58 ans

26/02/16 à 10:43 - Mise à jour à 10:43

Source: La Libre

Une réunion est prévue ce matin pour discuter de la compétitivité de Proximus (ex Belgacom). Et il semble que la N-VA ait un gros problème de principe avec la retraite anticipée à l'âge de 58 ans de certains statutaires, selon La Libre.

Proximus : la N-VA tique sur la retraite anticipée à 58 ans

/ © Belga

La Libre a eu accès à une note secrète de la N-VA qui divulgue le problème de principe que le parti a avec le plan proposé par Proximus pour réduire ses coûts salariaux. Ceux-ci sont en effet plus importants que ceux pratiqués par le marché. Selon ce même plan, certains statutaires pourraient bénéficier d'une retraite anticipée couvrant 75% de leur salaire dès 58 ans. D'autres contractuels et statutaires pourraient eux partir à 60 ans avec également 75% de leur salaire. Cela concernerait "potentiellement 1300 équivalents temps plein (ETP)" dit encore La Libre.

Ce qui chipote la N-VA, c'est que la Suédoise a interdit les départs anticipés avant 62 ans et même 63 ans à partir de 2018. Or le parti de Bart De Wever ne voit pas pourquoi on ferait une fleur à cette entreprise. Qu'importe si celle-ci rapporte gros via ses dividendes aux finances publiques, lui accorder cela saperait l'un des piliers cruciaux des réformes et plomberait les négociations avec les syndicats.

Selon cette même note révélée par La Libre, la N-VA a une solution pour permettre à l'entreprise de tout de même rester compétitive. La mise en non-activité serait autorisée à partir de 61 ans, ce qui représenterait tout de même 1140 équivalents temps plein. La mise en non-activité diffère de la retraitre anticipée. En effet si les employés conservent également 75% de leur salaire, ces années ne sont pas comptées dans le décompte final de la pension et l'entreprise n'a pas à payer de charges patronales. Ce qui représente des économies pour l'entreprise et pour l'état. "Une solution moins scandaleuse" pour la N-VA.

Toujours selon La Libre, cette solution semble faire l'objet d'un certain consensus au Kern.

Proximus emploie quelque 14.000 personnes (équivalents temps plein); ce plan concernerait donc pas moins de 7% du personnel.

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