Prolonger Tihange ou Doel de 10 ans : "un challenge hasardeux"

Source: Le Vif

Ecolo a réagi ce samedi à la proposition du secrétaire d'Etat à l'Energie, Melchior Wathelet, de prolonger soit les centrales de Doel I & II, soit le réacteur de Tihange. "La Belgique choisirait d'être 'à la pointe' en matière de prolongation d'une technologie passée et dangereuse", a déclaré la députée Muriel Gerkens.

Prolonger Tihange ou Doel de 10 ans : "un challenge hasardeux"

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La proposition du secrétaire d'Etat à l'Energie, Melchior Wathelet (cdH), de prolonger soit les centrales de Doel I & II, soit le réacteur de Tihange, pour dix années supplémentaires, alors que le protocole d'accord conclu en 2010 entre GDF-Suez et l'ancien ministre de l'Energie Paul Magnette (PS) préconisait une prolongation pour les trois réacteurs, représente un progrès mais cela reste insuffisant, a réagi ce samedi le parti Ecolo dans un communiqué.

Selon le plan du secrétaire d'Etat, dévoilé par De Tijd, il n'est pas possible de fermer les trois plus anciennes centrales nucléaires en 2015, comme stipulé dans la loi sur la sortie du nucléaire.

"En matière de sécurité, il s'agit donc de prolonger de 10 ans des réacteurs conçus pour avoir une durée de vie de 40 ans. Il s'agit là d'un challenge techniquement hasardeux", explique Muriel Gerkens, députée fédérale. "Alors que l'Allemagne sera pionnière en matière de démantèlement et de transition énergétique vers des technologies alternatives au nucléaire, la Belgique choisirait donc d'être 'à la pointe' en matière de prolongation d'une technologie passée et dangereuse."

Pour Ecolo, la fermeture d'une partie du parc nucléaire est "certes un premier signal positif pour les investisseurs". Mais les écologistes estiment néanmoins que la "faiblesse de l'ambition de cette décision devra être enfin accompagnée d'une politique volontariste pour diminuer, comme en Allemagne, la consommation d'énergie dans notre pays".

Selon Muriel Gerkens, la Belgique est ainsi toujours "à la merci du chantage effectué par Electrabel qui a commencé à fermer une partie de ses unités non-nucléaires dans l'objectif de prolonger son vieux parc rentabilisé depuis plusieurs années grâce aux factures élevées payées par les citoyens." Et d'appeler l'Etat à devenir maître de son avenir énergétique, en appliquant une régulation plus forte de la production d'électricité.

Levif.be, avec Belga

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