"Prolonger Doel 1 et Doel 2 est illégal"

01/10/15 à 15:49 - Mise à jour à 16:35

Source: Belga

La décision de prolonger Doel 1 & Doel 2 est non seulement irresponsable sur le plan de la sécurité des citoyens et des travailleurs, elle est également illégale sans une étude d'impact environnemental et une consultation publique préalables, a déploré jeudi le chef du groupe Ecolo-Groen à la Chambre, Jean-Marc Nollet.

"Prolonger Doel 1 et Doel 2 est illégal"

Jean-Marc Nollet. © Belga

L'élu écologiste a rappelé l'existence d'un précédent ukrainien qui a amené les instances internationales compétentes à préciser qu'une 'simple' prolongation de la durée de vie d'une centrale nucléaire devait être désormais soumise à de telles procédures.

Pour M. Nollet, en donnant son feu vert sans la réserve de la réalisation d'une étude d'incidence, l'AFCN se plie au calendrier imposé par Electrabel et le Gouvernement, devenant "une chambre d'entérinement des volontés d'Electrabel, qui lui même semble avoir pris le contrôle sur une partie de l'action du gouvernement fédéral. Une telle situation est intolérable", a commenté Jean-Marc Nollet. Le député vert appuie son propos sur deux faits: l'AFCN accepte le report à 2017 d'une inspection internationale dont elle avait pourtant exigé, en 2012, l'organisation préalable avant toute décision de prolongation; la liste des travaux préalables à la prolongation de Doel 1 & 2 est considérablement allégée, "ce qui est tout aussi inacceptable". Toujours selon l'élu écologiste, alors que pour Tihange 1, l'AFCN avait exigé 3 ans de travaux préalables (et 300 millions d'investissements), pour Doel, elle semble se satisfaire de 3 mois. "Le seul argument utilisé par la ministre Marghem pour justifier la prolongation de Doel 1 & 2 était le risque de pénurie. Or, aujourd'hui, l'étude de la Creg démontre qu'Elia a menti en grossissant inutilement ce risque. La prolongation des vieilles et dangereuses centrales n'est donc plus aujourd'hui un argument pour faire face au risque de pénurie. Par ailleurs, comme l'a également dénoncé la Creg, cette prolongation empêche le développement des alternatives au nucléaire", a encore dit Jean-Marc Nollet.

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