Prolongation de Doel 1 et 2 - La Commission européenne presse la Belgique de questions

16/02/16 à 13:40 - Mise à jour à 13:40

Source: Belga

(Belga) La Commission européenne presse la Belgique de questions dans le dossier de la prolongation des centrales de Doel 1 et 2. Dans un courrier daté du 3 février, elle s'interroge notamment sur la nécessité de cette opération alors que les réacteurs de Doel 3 et Tihange 2 ont redémarré.

Prolongation de Doel 1 et 2 - La Commission européenne presse la Belgique de questions

Prolongation de Doel 1 et 2 - La Commission européenne presse la Belgique de questions © BELGA

Le gouvernement fédéral a conclu à la fin novembre une convention avec Electrabel en vue de prolonger l'activité des deux centrales. Un projet de loi en débat au parlement encadre cet accord. Une discussion s'est ouverte avec les instances européennes sur la question de savoir s'il peut s'agir d'une aide d'Etat. Une première réunion a eu lieu le 20 janvier entre la DG Concurrence et un représentant de la ministre de l'Energie, Marie-Christine Marghem. La Commission européenne adresse 18 questions au gouvernement, portant notamment sur la nécessité de la prolongation. "Vos autorités nous ont expliqué que la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires était nécessaire pour des raisons de sécurité d'approvisionnement de la Belgique. Néanmoins la convention n'a été signée que le 30 novembre 2015, c'est-à-dire après l'accord de l'Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire (AFCN) sur le rédémarrage des centrales de Tihange 2 et Doel 3 (qui a été donné le 17 novembre 2015)", écrit-elle. La Commission veut également comparer la convention qui a organisé la prolongation de Tihange 1 sous la législature précédente et la convention Doel 1 et 2. Elle souhaite avoir plus de détails sur la nature des travaux qu'Electrabel doit réaliser, etc. Une réponse est attendue dans les vingt jours. "Vu l'ampleur des critiques sous-jacentes", les écologistes demandent la suspension des travaux en Commission de la Chambre jusqu'à une réponse définitive de l'Europe ou à tout le moins l'introduction d'un amendement au projet de loi précisant qu'il n'entrera en vigueur qu'après le feu vert européen. "La Commission pose les bonnes questions et, contrairement à ce que la ministre nous disait, le dossier ne passera pas comme une lettre à la poste", souligne le chef de groupe Ecolo-Groen, Jean-Marc Nollet. (Belga)

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