Projet-pilote de taxation au kilomètre : le cdH rappelle son opposition

07/02/14 à 18:49 - Mise à jour à 18:49

Source: Le Vif

Le président du cdH, Benoît Lutgen, a rappelé vendredi son opposition à l'idée de taxer au kilomètre les particuliers, alors que commencera le 17 février un projet-pilote dans la zone RER autour de Bruxelles. Du côté du cabinet du ministre wallon de la Mobilité, Philippe Henry (Ecolo), l'on a tenu à replacer le projet dans son contexte, qui associe les trois Régions du pays.

Projet-pilote de taxation au kilomètre : le cdH rappelle son opposition

© Belga

"Il s'agit d'une mauvaise solution à un réel problème de mobilité. Un tel système serait incontrôlable, très coûteux en fonctionnement et reviendrait à asphyxier les travailleurs et les ruraux! En effet, cette taxation pénaliserait toutes les femmes et tous les hommes qui n'ont pas d'autre solution que de prendre leur voiture pour se rendre à leur travail. Il s'agirait donc d'un nouveau frein à l'emploi et toucherait davantage les bas et moyens salaires", a souligné M. Lutgen.

Si le projet-pilote associe les trois Régions, il ne s'agit que d'une étude et d'une initiative menée à l'échelon des ministres de la Mobilité (qui sont Ecolo à Bruxelles et en Wallonie, ndlr), a-t-on expliqué au siège du parti centriste.

L'initiative trouve son origine dans l'accord conclu en 2011 entre les trois Régions (le cdH est au pouvoir en Wallonie et à Bruxelles, ndlr), qui prévoyait d'une part un prélèvement kilométrique pour les poids lourds, attendu pour 2016, et d'autre part le lancement d'un projet-pilote visant les véhicules légers dans la zone RER.

Pour mettre en oeuvre ce deuxième volet, 1.200 participants ont été recrutés, a-t-on expliqué au cabinet du ministre wallon de la Mobilité, Philippe Henry. Leur comportement sera étudié grâce à l'installation d'un ordinateur de bord. Les tarifs ont été fixés en référence à des expériences menées dans d'autres pays mais ils ne reflètent en rien les éventuels tarifs futurs, a-t-on précisé. La mise en place d'un tel système impliquera en outre de répondre à de nombreuses questions de nature financière, technique (en particulier l'équipement des voitures) ou relatives à la protection de la vie privée.

Le cabinet du ministre évoque une échéance à long terme, de l'ordre de deux législatures.

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