Projet pilote de lutte contre la cyber-haine et le cyber-harcèlement

15/01/16 à 18:57 - Mise à jour à 21:33

Source: Belga

Les écoles secondaires montoises de tous les réseaux se lancent dans le projet pilote "CyberHelp" de lutte contre la cyber-haine et le cyber-harcèlement. Quelque 1.600 élèves de 2e année des 11 écoles secondaires montoises seront directement impliqués dans cette première en Wallonie.

Projet pilote de lutte contre la cyber-haine et le cyber-harcèlement

© iStockPhoto

Constatant notamment sur base d'études en milieu scolaire que 30 à 40% des élèves ont été ou sont confrontés au problème du harcèlement, le député montois Nicolas Martin (PS), avec le concours divers partenaires spécialisés, a lancé un projet-pilote de lutte contre la cyber-haine et le cyber-harcèlement sur les réseaux sociaux. Le projet concerne les 11 écoles secondaires de Mons tous réseaux confondus.

Le projet, lancé le 4 janvier concerne quelque 1.600 élèves de 2e secondaire, estimés être les premières cibles du phénomène du cyber-harcèlement. Des animations de prévention avec, entre autres, des outils informatiques comme "Why Net" et "Clic 'O Net" viseront à accompagner les jeunes dans une utilisation responsable des technologies de l'information et de la communication (TIC). L'initiative vise à promouvoir un usage sûr et responsable des réseaux sociaux, du droit à l'image, des "chats"...

Un questionnaire élaboré par l'Université de Mons (UMons) doit par ailleurs permettre de sonder les jeunes sur la problématique. Une évaluation sera ensuite réalisée dont les résultats seront traités par des doctorants de l'UMons. Un relais au sein de Microsoft doit également être établi avec divers spécialistes qui créeront une application pouvant servir aux victimes de harcèlement. Enfin, un site web fermé sera mis à disposition des parents et enseignants pour tous les échanges d'expériences et de réflexions.

"Le but du projet est de faire de Mons une ville pilote et de proposer d'étendre les conclusions et les bonnes pratiques du projet à toute la Fédération Wallonie-Bruxelles", a précisé l'échevin montois et député wallon Nicolas Martin.

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