Procès Bernard Wesphael - "Il y a des dossiers où les policiers ont fait des rapports mieux préparés que celui-ci"

27/09/16 à 16:30 - Mise à jour à 16:33

Source: Belga

(Belga) Les enquêteurs ont retracé mardi après-midi devant la cour d'assises la ligne du temps des événements des 30 et 31 octobre 2013 à Ostende. Une incertitude plane autour de l'heure de la réservation effectuée par Véronique Pirotton pour deux personnes dans un restaurant sur la digue. La défense a également relevé des approximations et des différences entre la ligne du temps textuelle et celle projetée à l'audience. "J'ai déjà vu des dossiers où les policiers ont fait des rapports mieux préparés que celui-ci! ", s'est exclamé l'avocat général.

Procès Bernard Wesphael - "Il y a des dossiers où les policiers ont fait des rapports mieux préparés que celui-ci"

Procès Bernard Wesphael - "Il y a des dossiers où les policiers ont fait des rapports mieux préparés que celui-ci" © BELGA

Sur la ligne du temps projetée en audience mardi, les enquêteurs ont indiqué que Véronique Pirotton avait effectué une réservation dans un restaurant pour deux à 16h00 le 30 octobre pour le soir-même. Or, la veille, ils avaient mentionné 15h00. Les avocats de la défense s'interrogent aussi au sujet de l'heure indiquée sur la ligne du temps selon laquelle des occupants de la chambre 502 ont entendu du bruit dans la 602. "Je ne vois pas pourquoi, dans cette ligne du temps, on ne met pas la réalité du témoignage au moment où ça a été déclaré, si ce n'est pour faire correspondre cela à une position qu'on veut défendre! ", réagit Me Mayence. "Je suis plus que d'accord avec l'avocat général." "Les données correctes sont indiquées dans la ligne du temps textuelle", a répondu un enquêteur. Me Bauwens, conseil de Bernard Wesphael, a encore soulevé une erreur dans la version papier, qui mentionne un SMS de Victor, le fils de la victime, à Véronique Pirotton, le 30 octobre à 14h11. "Nous avons constaté que ce SMS était mal noté et ne concernait pas un SMS de Victor à Véronique Pirotton. C'est peut-être parce que c'était un bug à la limite de deux pages, je n'ai pas d'explications, mais cela a été corrigé", a répondu l'enquêteur. "On est qu'à la deuxième slide et on se pose des questions sur tous les éléments", a déploré Me Bauwens. Ces contretemps ont fâché le président, Philippe Morandini, d'autant que certains changements n'ont pas été mentionnés à la cour. Il a interrompu l'audition des enquêteurs, demandant à ceux-ci de retourner dans la salle des témoins pour aller vérifier leurs données, afin de pouvoir entendre comme prévu un autre témoin. (Belga)

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